Au Togo, l’ajustement entre les formations académiques et les besoins réels des entreprises demeure un défi crucial pour les autorités. Actuellement, plus de 80 % des diplômés de l’Enseignement supérieur se retrouvent en situation de sous-emploi après leurs études. Ce constat préoccupant touche également plus de la moitié des jeunes issus de l’Enseignement technique et professionnel, révélant un décalage persistant entre la théorie et la pratique. Pour corriger cette trajectoire, le pays mise désormais sur des modèles pédagogiques plus concrets.
C’est le thème central de la 10e édition du Salon international des grandes écoles, de l’entrepreneuriat et des métiers (Sigem), qui s’est ouverte au CETEF Togo 2000. Cette année, l’accent est mis sur la formation en alternance, une méthode qui place l’immersion en entreprise au cœur du parcours de l’étudiant.
Lire aussi : Togo/Justice : Abdoulaye Yaya rappelle les exigences de probité aux futurs magistrats
Les Ifad, fers de lance de l’apprentissage en entreprise
Cette transformation est portée principalement par les Instituts de formation en alternance pour le développement (Ifad). Ce modèle combine les cours théoriques en salle et une expérience directe sur le terrain. L’objectif de l’État est de permettre aux apprenants de sortir du système éducatif avec un bagage technique solide, les rendant immédiatement opérationnels pour les recruteurs.
Suivez notre chaîne WhatsApp ici
Lors du salon, l’Agence éducation et développement (AED) a activement sensibilisé les familles sur les bénéfices de ce cursus. Le directeur général adjoint de l’AED, Commi Nassini, a souligné que les diplômés des Ifad disposent d’un avantage comparatif majeur : plusieurs années d’expérience professionnelle acquises durant leur formation. Cet atout facilite grandement leur intégration dans le tissu économique national.
Lire aussi : Coopération Togo-Niger : une délégation nigérienne étudie le modèle de la chefferie traditionnelle
Déjà opérationnels dans l’aquaculture, l’élevage ou les énergies renouvelables, les Ifad prévoient d’élargir leur offre à de nouveaux secteurs comme la logistique. À travers le Sigem 2026, le message adressé à la jeunesse est clair : le diplôme ne suffit plus. Dans un marché du travail compétitif, la maîtrise de compétences techniques et valorisables devient la clé pour éradiquer durablement le chômage des jeunes.

