Le président de la Cour suprême, Abdoulaye Yaya, a rencontré le 14 avril dernier à Lomé la nouvelle promotion des auditeurs de justice. Lors de cette session d’orientation, le haut magistrat a défini un cadre éthique strict pour l’exercice de la profession. Pour le chef de l’institution, l’entrée dans la magistrature impose une conduite exemplaire et une conscience aiguë des responsabilités envers la nation.

La ligne de conduite tracée pour les 28 auditeurs issus du Centre de formation des professions de justice (CFPJ) est sans ambiguïté. L’indépendance du magistrat est présentée comme une valeur non négociable, indissociable de la dignité et de l’impartialité. Ces principes fondamentaux doivent structurer l’action du juge et orienter chacune de ses décisions afin de garantir la crédibilité du système judiciaire togolais.

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Dans son allocution, le président a clairement écarté certaines pratiques nuisibles à l’image de la justice. La recherche de profits personnels, les influences extérieures et l’usage biaisé du droit n’ont aucune place dans la fonction. La séparation entre la mission publique et les intérêts privés est érigée en règle absolue. Ce positionnement ferme vise à protéger l’institution contre toute dérive compromettante.

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Au-delà de la maîtrise technique des textes législatifs, l’accent a été mis sur l’attitude humaine du juge. La rigueur, la prudence face au pouvoir et la distance nécessaire dans les relations sociales constituent des repères essentiels. Chaque citoyen, qu’il soit plaignant ou mis en cause, doit être traité avec égard. Pour le président de la Cour suprême, la qualité d’une décision se mesure également à la probité de celui qui la rend.

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Cette nouvelle promotion porte le nom de Koffi Atsu Amégah, une figure de référence reconnue pour son sens du devoir. Ce choix symbolique doit servir de boussole aux futurs magistrats tout au long de leur carrière. En rappelant que la justice est un pilier de la stabilité sociale, les autorités judiciaires entendent former des cadres capables de répondre aux attentes de l’État et de la population en matière de transparence et d’équité.

 

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