La Conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance politique africaine (APA), consacrée au thème « L’Afrique face à la crise du Moyen-Orient : impacts, défis et réponses stratégiques », s’est ouverte ce 3 juillet à Lomé. Cette rencontre de haut niveau a réuni des ministres, diplomates, représentants de l’Union africaine et partenaires internationaux autour d’une réflexion sur les conséquences des crises mondiales pour le continent africain.
Dans un contexte marqué par la multiplication des tensions géopolitiques, les participants ont analysé les effets de la crise au Moyen-Orient sur les économies africaines. Les échanges ont porté notamment sur la hausse des coûts de l’énergie, les perturbations des chaînes d’approvisionnement, le renchérissement du transport maritime et les pressions exercées sur les marchés alimentaires. Autant de facteurs qui affectent directement les perspectives économiques de nombreux pays africains.
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En ouvrant les travaux, le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a souligné que les crises internationales ne peuvent plus être considérées comme des phénomènes isolés. Selon lui, leurs répercussions traversent désormais les frontières et imposent aux États africains de renforcer leurs capacités d’anticipation, de prévention et de coordination afin de préserver leur stabilité économique et sociale.
Le chef du gouvernement togolais a également plaidé pour une approche davantage fondée sur l’action collective. Il a estimé que la consolidation de mécanismes africains de concertation et l’harmonisation des positions diplomatiques permettraient au continent de défendre plus efficacement ses intérêts dans les enceintes internationales et de mieux faire face aux défis émergents.
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Cette vision s’inscrit dans la dynamique de l’Alliance politique africaine, initiative lancée par le Togo en 2023. La plateforme ambitionne d’offrir aux États africains un cadre permanent de dialogue sur les grands enjeux internationaux, tout en favorisant l’élaboration de positions communes sur les questions de paix, de sécurité, de développement et de gouvernance mondiale.
La conférence de Lomé a également mis en évidence l’importance de renforcer la résilience des économies africaines face aux chocs extérieurs. Les discussions ont insisté sur la nécessité de consolider la sécurité énergétique, d’améliorer les infrastructures logistiques, de développer les échanges commerciaux intra-africains et de renforcer les dispositifs d’alerte et d’analyse des risques.
Président de la Sierra Leone et président en exercice de la Cédéao, Julius Maada Bio a salué cette initiative, estimant que l’Afrique devait davantage coordonner ses positions afin de peser dans les grandes décisions internationales et défendre ses priorités.
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En accueillant cette rencontre, le Togo confirme son ambition de faire de Lomé un espace privilégié de dialogue politique et de concertation stratégique. À travers l’APA, le pays entend contribuer au renforcement de la coopération africaine et à l’émergence d’une diplomatie continentale davantage coordonnée face aux défis d’un environnement international en constante évolution.

