La lutte contre la criminalité maritime ne se limite pas à la sécurisation des navires et des marchandises. Elle implique également de suivre les revenus issus des trafics et des activités illicites. À Lomé, la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif-Togo) a tenu du 22 au 23 octobre, un atelier consacré aux risques de blanchiment de capitaux liés à ce secteur.

La rencontre rassemble 80 acteurs publics et privés autour de l’examen et de la validation d’une évaluation sectorielle. Les travaux sont conduits avec l’appui du Conseil national de lutte contre la corruption (Conac) et du Programme d’appui à la gouvernance et au développement du secteur privé (PAGDSP), financé par la Banque africaine de développement (BAD).

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Les enjeux sont importants pour le Togo, dont l’économie maritime repose notamment sur les activités portuaires. En 2024, le Port de Lomé a traité 30,6 millions de tonnes de marchandises, dont 20,2 millions en transbordement. Le trafic conteneurisé a approché deux millions d’équivalents vingt pieds (EVP), en progression de 5,2 % sur un an.

Ces volumes imposent une vigilance accrue face aux opérations financières suspectes, sans compromettre la fluidité des échanges. Les risques concernent notamment les trafics de stupéfiants, la contrebande et la pêche illicite, susceptibles de produire des revenus réinjectés dans l’économie légale.

La Centif a également réalisé 5 études de typologies portant sur la corruption, le trafic d’espèces sauvages, le transport transfrontalier d’espèces, l’immobilier et la criminalité financière liée au commerce.

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L’objectif de l’atelier est de transformer ces analyses en recommandations opérationnelles. Il s’agit de mieux hiérarchiser les risques, d’améliorer le partage d’informations et de renforcer les enquêtes, les poursuites ainsi que la confiscation des avoirs criminels. Le GIABA, qui a adopté l’évaluation mutuelle du Togo en 2022, contribue au suivi des dispositifs régionaux contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

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