Elle produit notamment des sacs, accessoires et articles de voyage, conçus à partir de cuir tanné de manière végétale avec des tannins naturels comme l’acacia nilotica.
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Malgré l’importance de son cheptel, l’Afrique transforme encore peu son cuir, une grande partie de la matière première étant exportée brute vers l’étranger, où la valeur ajoutée est créée. Au Sénégal, l’entrepreneure Fatou Dior Ndiaye tente de contribuer à inverser cette tendance en développant une initiative de transformation locale du cuir. La Sénégalaise est la promotrice de la marque « Jolof Cuir », spécialisée dans la fabrication artisanale de produits de maroquinerie à partir de cuir local.
Dans ses ateliers à Dakar, elle produit notamment des sacs, accessoires et articles de voyage, conçus à partir de cuir tanné de manière végétale avec des tannins naturels comme l’acacia nilotica. Juriste de formation et titulaire d’un Master en Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), Fatou explique avoir lancé ce projet avec l’ambition de valoriser les ressources locales et de mettre en lumière le savoir-faire des artisans africains.
Valoriser le savoir-faire local
« En observant la filière cuir, j’ai été frappée par un paradoxe : l’Afrique possède un immense potentiel, mais une grande partie de notre cuir quitte encore le continent sans transformation. J’ai donc décidé d’apporter ma contribution à ce changement en valorisant le savoir-faire de nos artisans », souligne-t-elle dans un entretien accordé à la dpa.
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Au-delà de la fabrication de produits, « Jolof Cuir » se veut également un projet économique et culturel visant à promouvoir une industrie de la maroquinerie ancrée dans les ressources et les talents locaux. Dans cette dynamique, l’entrepreneure développe progressivement un écosystème de marques complémentaires.
Aux côtés de sa marque dédiée au cuir local figurent « JC & Co », qui combine cuir africain et cuir importé, ainsi que « NUBIORA », une marque positionnée sur le segment haut de gamme. L’objectif, selon elle, est de contribuer à l’émergence d’un groupe africain de maroquinerie capable de s’imposer sur les marchés internationaux.
« Il s’agit de montrer que les ressources et les talents africains peuvent donner naissance à des produits d’excellence capables de conquérir les marchés internationaux », affirme-t-elle. À travers les ateliers Jolof Cuir, Fatou ambitionne ainsi de contribuer à faire du cuir africain une signature reconnue à l’échelle mondiale, tout en renforçant la transformation locale et la création de valeur sur le continent.
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dpa

