Le secteur cacaoyer togolais se dote d’une nouvelle infrastructure stratégique. Le mercredi 03 juin, la vice-présidente du département français des Yvelines déléguée à la Coopération internationale, Marie-Hélène Aubert, a co-présidé l’inauguration du centre de fermentation du cacao de Blitta 3. Cette réalisation concrétise un partenariat de coopération décentralisée liant cette collectivité française et la commune togolaise depuis 2007. L’initiative bénéficie du soutien technique du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), sous la direction d’Enselme Gouthon.
Porté sur le terrain par l’association Chocolatiers et pâtissiers du monde, ce projet dispose d’un cofinancement du conseil départemental des Yvelines et d’un appui financier du ministère français des Affaires étrangères. Le dispositif vise à positionner la production nationale sur le segment haut de gamme de l’appellation cacao fin. Pour Marie-Hélène Aubert, cette usine garantit un revenu régulier et juste aux exploitants locaux tout en orientant le chocolat du pays vers une trajectoire de haute qualité. Elle a salué à cette occasion la forte mobilisation des acteurs locaux ayant permis l’aboutissement de cette infrastructure.
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Au-delà des retombées commerciales immédiates, ce programme ambitionne de redynamiser les filières du café et du cacao en y attirant la jeune génération de producteurs. L’objectif de l’État et de ses partenaires est de relocaliser la valeur ajoutée de la transformation directement sur le territoire togolais. Le centre permettra de moderniser les techniques de traitement post-récolte tout en promouvant des pratiques environnementales durables basées sur l’agroforesterie. Cette synergie d’action entre la France et le Togo pose ainsi des bases solides pour l’avenir des communautés rurales de la région.

