Pour concrétiser son projet, elle s’est formée à Grasse, considérée comme l’une des capitales mondiales du parfum, où elle a obtenu une attestation de parfumeur.
Constatant l’absence de parfums fabriqués localement au Gabon et la difficulté d’accéder à des fragrances de qualité à des prix abordables, la Gabonaise Prisca Bivigou a décidé de créer sa propre marque de parfumerie artisanale. Baptisée « Yoma 241 », la marque est présentée comme la première marque de parfum locale au Gabon dotée d’une signature olfactive ethnique. Tiré de la langue de l’ethnie Fang, le nom « Yoma » signifie « le parfum ».
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La maison propose des parfums corporels ainsi que des parfums d’ambiance et d’intérieur, conçus pour transformer les espaces en expériences sensorielles. Titulaire d’un master en gestion des affaires juridiques et fiscales, la fondatrice nourrit depuis l’enfance une passion pour les senteurs et les fragrances. Pour concrétiser ce rêve, elle s’est formée à Grasse, considérée comme l’une des capitales mondiales du parfum, notamment au sein du Laboratoire Galimard, où elle a obtenu une attestation de parfumeur.
Valoriser le savoir-faire gabonais
De retour au Gabon, elle lance sa marque il y a quelques années afin de proposer une alternative aux parfums importés qui dominent le marché local. « Yoma 241 célèbre l’élégance sensorielle africaine à travers des créations olfactives uniques. C’était aussi l’occasion de proposer une signature authentique et de valoriser le savoir-faire gabonais », explique-t-elle dans un entretien accordé à la dpa.
Au-delà de la création de fragrances, la marque revendique également une ambition culturelle et économique : promouvoir le « Made in Gabon », valoriser les inspirations africaines et encourager la consommation de produits locaux. Pour l’heure, les produits sont principalement distribués dans la capitale gabonaise, Libreville, où la marque commence à gagner en notoriété.
La fondatrice prévoit toutefois d’étendre progressivement la distribution vers d’autres villes du pays grâce à des points de vente dans les centres commerciaux et à un réseau de commerciaux indépendants. À plus long terme, elle ambitionne également de développer la culture locale de plantes et de fleurs destinées à la parfumerie et de mettre en place un laboratoire d’extraction d’essences naturelles au Gabon.
L’objectif est de produire des fragrances entièrement fabriquées à partir de ressources locales et de positionner le pays sur la carte de la parfumerie artisanale africaine. La marque souhaite également valoriser certains produits forestiers non-ligneux gabonais à fort potentiel, comme la résine d’okoumé, afin d’en faire des signatures olfactives originales.
dpa

