Le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 de la République togolaise, adopté par les députés et les sénateurs sur proposition du Gouvernement dans un contexte international marqué par des incertitudes persistantes, traduit un volontarisme budgétaire affirmé. Avec un budget de 2 751,5 milliards de FCFA, des recettes fiscales projetées à 1 338,9 milliards et une pression fiscale atteignant 18,5 %, ce projet illustre la poursuite des efforts de mobilisation des ressources intérieures engagés depuis une décennie. L’analyse des allocations sectorielles révèle une priorité donnée aux secteurs sociaux (éducation, santé, eau), qui représentent 45 % des crédits alloués aux douze premiers ministères. L’éducation nationale domine avec 212,2 milliards, suivie des travaux publics (149,4 milliards), de la défense (119,5 milliards) et de la santé (118,4 milliards). Cette configuration budgétaire traduit une stratégie de développement fondée sur l’accumulation du capital humain et physique. C’est dans cette perspective que Schultz (1961) et Becker (1964) ont démontré que l’éducation et la santé constituent des investissements productifs, accroissant la capacité des individus à générer des revenus.