Un procès inédit s’ouvre le 27 août prochain devant la Cour suprême du Togo, sauf report de dernière minute. Pour la première fois dans l’histoire judiciaire du pays, une magistrate en exercice comparaîtra à la barre : Dame Y., juge au tribunal de première instance de Lomé, est poursuivie pour des faits présumés de corruption.
Jamais auparavant un magistrat n’avait été traduit devant la plus haute juridiction togolaise, ce qui confère à cette audience un caractère exceptionnel. Elle intervient dans un contexte où l’appareil judiciaire national reste régulièrement pointé du doigt pour des soupçons de dysfonctionnements et de pratiques douteuses.
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Une réalité qu’avait d’ailleurs reconnue publiquement, il y a quelques années, le président de la Cour suprême, Abdoulaye Yaya, en alertant lui-même le corps de la magistrature sur certaines dérives internes.
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Au-delà du sort individuel de la prévenue, ce procès s’annonce comme un véritable test pour la crédibilité et l’indépendance de la justice togolaise, dont l’opinion publique attend désormais des actes concrets face à ces accusations récurrentes.
