Les crédits bancaires ont poursuivi leur progression dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) en 2025. Selon le rapport annuel de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), les prêts mis en place ont atteint 22 857,9 milliards de FCFA, contre 21 558,2 milliards en 2024, soit une hausse de 6%.
Cette dynamique concerne également le Togo. Le pays enregistre une progression de 23,5% des financements bancaires, se plaçant au deuxième rang communautaire derrière la Guinée-Bissau (+84,7%). La Côte d’Ivoire suit avec 13,9%.
À l’échelle de l’Union, les concours bancaires ont progressé pour les besoins divers, la consommation et la trésorerie. Les financements destinés à l’exportation, à l’immobilier et à l’équipement ont, à l’inverse, diminué.
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Les entreprises demeurent les principales bénéficiaires. Les sociétés non financières ont concentré 70,5% des crédits distribués, devant les ménages avec 19,9% et les Administrations publiques avec 7%. Les crédits à court terme restent majoritaires, malgré le recul de leur part à 73,1%, contre 75% en 2024.
La répartition selon la taille des entreprises montre une concentration accrue au profit des grandes structures. Celles-ci ont capté 50,9% des financements destinés aux personnes morales, contre 48% en 2024. Les crédits à moyen terme ont progressé de 26,9%, contre 3,9% pour ceux à court terme. Les grandes structures ont capté 50,9% des financements, contre 49,1% pour les MPME. Les femmes ont bénéficié de 17,6% du volume des prêts distribués. Les taux restent différenciés selon les catégories de clientèle, avec un écart marqué entre les grandes entreprises et les MPME.
Le coût moyen du crédit s’est légèrement replié. Le taux d’intérêt débiteur moyen est passé de 6,76% en 2024 à 6,69% en 2025, soit une baisse de 7 points de base.
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Cette évolution intervient après la baisse de 25 points de base des taux directeurs de la Bceao en juin 2025. Dans le même temps, les nouveaux dépôts à terme ont progressé de 13,9%, atteignant 12 178,1 milliards de FCFA, contre 10 695,8 milliards un an auparavant. Leur rémunération moyenne est passée de 5,30% à 5,44%.
La progression du crédit s’inscrit dans une conjoncture économique plus favorable. Le PIB réel de l’Uemoa a progressé de 6,5% en 2025, après 6,2% en 2024, tandis que l’inflation moyenne est revenue à 0%. La Bceao relie cette évolution à la bonne campagne agricole, au dynamisme des secteurs extractifs et manufacturiers et à la vitalité des services.

