En Afrique, la désinformation, intensifiée par l’IA, représente une menace croissante pour la cohésion sociale et la stabilité dans les communautés.
La cinquième édition de l’Africa Facts Summit, un événement annuel présenté comme le principal rassemblement continental consacré à la lutte contre la désinformation en Afrique, se tiendra les 21 et 22 octobre à Nairobi, au Kenya.
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L’événement est organisé par Africa Check, une ONG créée en 2012 en Afrique du Sud, qui se présente comme la première organisation indépendante à but non lucratif de vérification des faits en Afrique.
Il s’appuie sur la croissance de l’Africa Facts Network, un réseau panafricain d’organisations de fact-checking qui compte actuellement 58 organisations membres dans plus de 30 pays africains, ont indiqué les organisateurs.
Un programme axé sur les grands enjeux de l’information
La cinquième édition réunira des fact-checkers, des journalistes, des chercheurs, des responsables politiques, des technologues et des acteurs de la société civile.
Au programme figurent des tables rondes, des ateliers, des présentations et des sessions interactives consacrés aux principaux enjeux qui façonnent aujourd’hui l’écosystème informationnel.
Les débats porteront notamment sur l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur l’intégrité de l’information, les réseaux de désinformation et la responsabilité des plateformes, les élections et la résilience démocratique, les opérations d’influence étrangère, l’éducation aux médias et la confiance du public ainsi que la pérennité à long terme du secteur de l’intégrité de l’information.
Une Afrique « au cœur » des nouvelles pressions informationnelles
La nouvelle édition intervient « à un moment de changements rapides et profonds » et à une période « cruciale » pour l’intégrité de l’information sur le continent, alors que « les pressions sur l’écosystème informationnel du continent, notamment celles liées à l’IA, s’intensifient », selon Africa Check.
L’adoption accélérée de l’IA, les réseaux de désinformation « de plus en plus sophistiqués et coordonnés », la multiplication des fraudes et des arnaques numériques ainsi que l’intensification des campagnes d’influence géopolitique transforment la manière dont l’information est produite, diffusée et consommée, a-t-on poursuivi, ajoutant que l’Afrique « se trouve au cœur de ces forces, et non en dehors ».
Des conséquences concrètes sur les sociétés africaines
« Partout sur le continent », ces évolutions « s’entremêlent » aux élections, aux conflits, à la santé publique, aux pressions économiques et au recul de la confiance envers les institutions et les médias, avec des conséquences « réelles » pour les communautés, les démocraties et les vies humaines, a-t-on relevé.
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Elles créent de nouveaux défis pour les journalistes, les fact-checkers, les chercheurs, les responsables politiques, la société civile et les acteurs de la technologie, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour renforcer l’intégrité de l’information, a-t-on souligné.
Nairobi, choisie pour élargir la participation continentale
Initialement prévue à Johannesburg, en Afrique du Sud, la cinquième édition a été déplacée à Nairobi afin de permettre la participation la plus large possible à l’échelle du continent, a-t-on fait remarquer.
La capitale kényane avait accueilli en 2022 la première édition de l’Africa Facts Summit, qui s’est ensuite tenu à Maurice en 2023, au Ghana en 2024 et au Sénégal en 2025, cette dernière édition ayant marqué la première organisation du sommet dans un pays francophone.
dpa

