Le peuple Guin a vécu, ce jeudi 3 septembre, l’un des moments forts de son calendrier traditionnel. À Glidji-Kpodji, dans la préfecture des Lacs, la cérémonie de l’Ékpéssosso, la prise de la pierre sacrée a marqué le point d’orgue d’Épé-Ekpé, nouvel an ancestral célébré depuis plusieurs siècles à travers rites, prières et rassemblements culturels.

La date de cette 363ᵉ édition avait été déterminée à l’avance, selon le rituel traditionnel du décompte des 22 graines de maïs.

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Au terme d’un cérémonial mené dans la forêt sacrée, la pierre extraite cette année s’est révélée de couleur blanche. Dans la cosmogonie Guin, chaque teinte de la pierre porte en elle un message destiné à orienter l’année qui s’ouvre. Ékpéssosso dépasse ainsi le simple geste spirituel : il constitue un véritable marqueur identitaire pour ce peuple, dont la tradition demeure profondément ancrée. La cérémonie de cette année a été précédée de plusieurs jours consacrés à la purification, à la réconciliation et à la préparation spirituelle des officiants.

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Reste désormais aux autorités traditionnelles et gardiens de la coutume le soin de livrer l’interprétation précise réservée à cette pierre blanche pour l’année 2026-2027. À titre de repère, une précédente occurrence de cette couleur, en 2022, avait alors été associée à la prospérité, au bonheur et à la paix, accompagnée de recommandations rituelles spécifiques. Une lecture qu’il conviendra toutefois de ne pas confondre avec celle qui sera officiellement communiquée pour cette nouvelle édition, chaque cycle portant sa propre signification.

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