Les députés ont entamé, le vendredi 6 novembre 2026 à l’Assemblée nationale, l’examen en commission du projet de loi de finances initiale pour 2027, ainsi que celui du collectif budgétaire 2026. La cérémonie d’ouverture, présidée par le professeur Komi Selom Klassou, président de l’institution, s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola.
Au cœur des discussions figure le projet de budget 2027, équilibré en ressources et en dépenses à 2 684,1 milliards de francs CFA. Ce montant représente une baisse de 2,5 % par rapport au budget de l’exercice précédent. Malgré cette contraction globale, les dépenses budgétaires enregistrent une augmentation de 93 milliards de francs CFA. Le gouvernement fonde ses prévisions sur une croissance économique de 6,5 % et un taux d’inflation estimé à 1,4 %.
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La programmation budgétaire réserve une part prépondérante aux secteurs sociaux, auxquels sont affectés 48,8 % des ressources. La transformation économique mobilise 28,4 % des crédits, tandis que le renforcement de l’État et le développement territorial bénéficient de 22,8 %.

Concernant l’exercice 2026, le collectif budgétaire ramène le montant initial de 2 751,5 milliards à 2 744,2 milliards de francs CFA, soit une diminution de 7,4 milliards. Dans un environnement économique international marqué par des incertitudes, le déficit budgétaire devrait toutefois atteindre 247,6 milliards de francs CFA, contre 206,6 milliards initialement prévus, représentant environ 4 % du PIB. Cette évolution s’explique notamment par l’accroissement des mesures de soutien aux populations.

À l’ouverture des travaux, Komi Selom Klassou a invité les parlementaires à examiner les propositions gouvernementales sous l’angle de leur efficacité et de leurs effets sur les conditions de vie des citoyens. Santé, éducation, emploi, accès à l’eau potable et développement territorial constituent, selon lui, des priorités auxquelles les choix budgétaires doivent répondre.
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Cet examen se déroule dans le contexte institutionnel du bicamérisme consacré par la Constitution du 6 mai 2024. Après leur étude à l’Assemblée nationale, les deux textes seront soumis au Sénat. Les auditions et discussions en commission devront permettre aux parlementaires d’apprécier la pertinence des allocations et de veiller à une gestion transparente et performante des finances publiques.

