Une entrepreneure mise sur le numérique pour rapprocher talents, entreprises et diaspora au sein d’un même réseau professionnel africain.
Offres d’emploi dispersées entre plateformes, groupes WhatsApp, réseaux sociaux ou réseaux personnels : l’accès aux opportunités professionnelles reste fragmenté en Afrique.
Pour y répondre, l’entrepreneure béninoise Mahdia Fousseni a lancé « O’DAH », une plateforme numérique qui veut réunir talents, entreprises et diaspora au sein d’un même réseau professionnel.
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Fraîchement créée en mai dernier, la solution se présente comme plus qu’un simple site d’emploi. Les entreprises peuvent y publier leurs offres et gérer leurs recrutements grâce à un système de suivi des candidatures. Les talents peuvent, de leur côté, créer leur profil professionnel, développer leur réseau, échanger avec d’autres utilisateurs et suivre l’actualité professionnelle.
« Je voulais créer bien plus qu’une plateforme d’emploi : un véritable réseau professionnel africain », explique Mahdia dans un entretien accordé à la dpa.
Répondre à un marché fragmenté
Le projet repose sur une observation selon laquelle les candidats doivent souvent consulter plusieurs canaux pour trouver une opportunité, tandis que les entreprises disposent parfois de peu d’outils pour organiser les candidatures reçues.
Certaines offres circulent notamment dans des groupes de discussion ou sur les réseaux sociaux, alors que des entreprises continuent de recevoir les candidatures par e-mail ou via des formulaires en ligne.
La solution cherche ainsi à centraliser ces différents usages et à rapprocher les talents des recruteurs, tout en favorisant les échanges entre professionnels. « Un candidat peut consulter plusieurs plateformes, groupes WhatsApp, groupes Facebook ou réseaux personnels pour trouver une opportunité correspondant à son profil », souligne la fondatrice.
Quelques mois après son lancement, O’DAH revendique 460 profils de talents et 15 entreprises inscrites. Selon sa fondatrice, une vingtaine de personnes ont déjà trouvé un stage ou un contrat à durée déterminée grâce à la plateforme.
Vers un réseau professionnel africain
Les utilisateurs viennent notamment du Bénin, de Côte d’Ivoire, du Togo, du Sénégal, du Gabon, de RDC et du Niger, mais aussi de France, de Belgique, du Canada, des États-Unis, du Maroc et de Tunisie.
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La startup compte actuellement quatre cofondateurs et deux employés chargés principalement du développement commercial. Le site est opérationnel et l’équipe travaille désormais à développer sa communauté et à renforcer la présence des entreprises. Une application mobile est également en préparation.
À terme, la fondatrice de « O’DAH » souhaite dépasser la seule problématique du recrutement pour permettre aux étudiants de construire leur réseau, aux professionnels de développer leur carrière et à la diaspora de rester connectée aux opportunités du continent. « L’ambition est donc de construire le LinkedIn africain, à notre image et adapté à nos réalités », résume Mahdia.
dpa

