Le Togo accélère la modernisation de son Assurance maladie universelle (Amu) à travers la préparation d’un système numérique intégré destiné à améliorer la gestion des soins, des remboursements et du suivi des assurés. Baptisé Système d’Information Intégré de Gestion de l’Assurance maladie universelle (SIIG-Amu), ce dispositif ambitionne de connecter l’ensemble des acteurs intervenant dans le parcours de soins afin de fluidifier les échanges et renforcer l’efficacité du système sanitaire national.
Le projet a été au centre d’un atelier technique organisé du 4 au 7 mai 2026 à Lomé par le ministère de la Santé, avec l’appui de la coopération allemande à travers la GIZ et de la Banque mondiale. Plusieurs institutions publiques et privées ont pris part aux travaux, notamment la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), l’Institut national d’assurance maladie (Inam), l’Agence Togo Digital, des structures hospitalières, des assureurs ainsi que des représentants des ordres professionnels du secteur de la santé.
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Pour mener cette transformation numérique, les autorités togolaises ont opté pour une architecture dite « fédérée ». Cette approche vise à maintenir le fonctionnement des plateformes existantes tout en permettant une interconnexion entre les différents acteurs : hôpitaux, pharmacies, laboratoires, organismes gestionnaires et compagnies d’assurance. L’objectif est d’assurer une circulation plus fluide et plus sécurisée des informations médicales et administratives.
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Les échanges ont principalement porté sur les standards d’interopérabilité, la gouvernance du futur système et les mécanismes de sécurisation des données sensibles. Les participants ont également travaillé sur une feuille de route opérationnelle destinée à encadrer le déploiement progressif du SIIG-Amu sur l’ensemble du territoire.
Les expériences du Rwanda, de la Côte d’Ivoire et du Cameroun ont servi de références durant les discussions. Ces modèles africains ont permis d’identifier des pratiques susceptibles d’être adaptées au contexte togolais, notamment en matière d’identification unique des patients et de gestion transparente des prestations de santé.
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Pour le ministre de la Santé, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi, le futur système ne doit pas se substituer aux outils déjà en place, mais plutôt favoriser une meilleure interaction entre eux. À terme, le SIIG-Amu devrait contribuer à renforcer l’efficacité de l’assurance maladie universelle, améliorer la qualité des services offerts aux assurés et consolider la transformation numérique du système de santé togolais.

