Depuis plusieurs jours, des messages circulant activement sur les réseaux sociaux font état d’une prétendue « disparition mystique de sexe » dans la ville de Sokodé, située à environ 340 kilomètres de la capitale. Face à l’ampleur de ces publications qui prétendent reposer sur des témoignages réels, l’administration locale est montée au créneau. Les autorités dénoncent fermement la propagation de fausses informations, appellent les populations au calme et mettent en garde contre les dérives liées à la justice populaire.
Cette rumeur a malheureusement provoqué des incidents sur le terrain. Plusieurs personnes, injustement accusées par la clameur publique d’être les auteurs de ces vols mystiques, ont été prises à partie par la foule. Elles ont dû leur salut à l’intervention prompte des Forces de défense et de sécurité. Dans une note officielle publiée le vendredi 03 juillet 2026, le préfet de Tchaoudjo, Yendoukon Douti Tchimbiandja, a salué le professionnalisme des agents qui a permis d’éviter des lynchages et de maintenir l’ordre public au sein de la communauté.
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Afin de faire la lumière sur cette affaire, les services de la police ont mené des investigations rigoureuses en étroite collaboration avec le corps médical. Les conclusions balaient formellement toutes les allégations. Les individus qui se présentaient de bonne foi comme des victimes ont été intégralement examinés par l’urologue en service au Centre hospitalier régional (CHR) de Sokodé. Selon l’autorité préfectorale, les analyses cliniques approfondies n’ont révélé aucune malformation, anomalie ou modification anatomique des organes génitaux, privant ainsi ces rumeurs de tout fondement scientifique.
L’administration estime que ce trouble relève d’un fait psychosocial récurrent, déjà observé par le passé en Afrique de l’Ouest, et s’explique principalement par des facteurs psychologiques ou des crises d’angoisse aiguës. Plutôt que de céder à la panique, la préfecture préconise un accompagnement psychologique adapté pour les personnes concernées. Cette approche vise à rassurer les esprits, à préserver la cohésion communautaire et à désamorcer toute tentative d’escalade de la violence dans la région.
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Face aux risques de déstabilisation sociale, la tolérance zéro est de mise contre la désinformation. Le préfet de Tchaoudjo a rappelé que la diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler la quiétude des citoyens, à exposer des innocents à la vindicte populaire et à fragiliser le vivre-ensemble constitue une infraction grave. Le représentant de l’État prévient que les auteurs de ces contenus mensongers s’exposent aux sanctions pénales prévues par la législation en vigueur. Il invite par conséquent la population à faire preuve de discernement et à s’en remettre exclusivement aux canaux d’information officiels.

