Les femmes représentent au Togo une forte proportion dans l’agriculture. Malgré leur rôle clé dans la chaîne de production agricole, elles demeurent marginalisées, selon le PNUD.
L’ONG togolaise Appui aux initiatives locales a lancé le projet « EcoFemmes » visant à renforcer l’autonomisation économique de 130 femmes rurales dans la préfecture de Kloto, avec un financement de plus de 52 millions de francs CFA. Financé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à travers le programme « La Francophonie avec Elles », ce projet entend développer des activités génératrices de revenus liées à l’agriculture durable, à la transformation agroalimentaire et à l’écotourisme, selon les responsables du programme.
Suivez notre chaîne WhatsApp ici
Prévues sur 36 mois, les activités se dérouleront sur deux sites agricoles situés à Volové (1,39 hectare) et à Nyivé Wodomé (2 hectares). Des espaces sécurisés seront mis à disposition des bénéficiaires afin de leur permettre de pratiquer l’agriculture biologique et d’améliorer leurs rendements.
EcoFemmes prévoit également d’introduire des solutions énergétiques durables
Dans une approche intégrée, EcoFemmes prévoit également d’introduire des solutions énergétiques durables. Des biodigesteurs seront installés pour produire du biogaz destiné à alimenter des motopompes hybrides pour l’irrigation, chaque village bénéficiaire devra être doté d’un équipement fonctionnant à l’énergie renouvelable. En outre, les bénéficiaires recevront des formations techniques en transformation des produits agricoles, en entrepreneuriat, en gestion financière simplifiée et en marketing digital, afin de structurer l’accès aux marchés et de valoriser leurs produits.
Lire aussi : Autonomisation des femmes : le Togo, modèle pour l’Afrique (Ousmane Diagana)
Dans la région des Plateaux, où l’agriculture constitue la principale source de revenus, les femmes jouent un rôle clé, mais restent confrontées à des obstacles, notamment un accès limité au crédit, à la terre et aux marchés, selon des données du Programme de Nations Unies pour le développement (PNUD). Au Togo, les femmes représentent une forte proportion du secteur agricole. Selon des données citées par le PNUD, elles constituent 53,46 pour cent de la main d’œuvre contre 46,54 pour cent d’hommes. « Paradoxalement, elles ne gagnent que le dixième du revenu monétaire tiré du fruit de leur labeur ».
dpa

