Le pape Léon XIV a franchi une étape inédite dans l’histoire de l’Église catholique en présentant des excuses publiques pour le rôle joué par le Saint-Siège dans la légitimation de l’esclavage. Cette déclaration figure dans Magnifica Humanitas, sa première encyclique publiée le 26 mai 2026.

Si plusieurs souverains pontifes avaient déjà reconnu la participation de chrétiens à la traite négrière, aucun pape n’avait jusqu’ici demandé pardon pour l’implication directe de l’institution ecclésiale dans un système qui a contribué à l’asservissement de millions de personnes, principalement en Afrique.

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Dans ce texte consacré aux défis éthiques liés à l’intelligence artificielle et aux nouvelles formes d’exploitation humaine, Léon XIV revient sur certaines décisions historiques du Vatican. Il rappelle que le Saint-Siège a, à différentes périodes, légitimé des formes de domination et de soumission des peuples non chrétiens. « Nous ne pouvons nier ni minimiser le retard avec lequel l’Église et la société ont condamné le fléau de l’esclavage », écrit-il avant d’ajouter : « Au nom de l’Église, je demande sincèrement pardon. »

Le souverain pontife évoque notamment les bulles pontificales du XVe siècle qui avaient accordé aux puissances européennes l’autorisation de conquérir des territoires et d’asservir des populations considérées comme « infidèles ». Ces textes ont longtemps servi de fondement idéologique à l’expansion coloniale et à la traite transatlantique.

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Le pape reconnaît également que l’Église a tardé à condamner explicitement l’esclavage. Il rappelle qu’il a fallu attendre la fin du XIXe siècle pour voir apparaître une condamnation formelle et universelle de cette pratique par le Vatican.

Cette prise de position a été saluée par plusieurs pays africains, notamment le Ghana, qui y voit un acte de courage moral et une avancée importante dans la quête de vérité et de réconciliation autour de l’héritage de l’esclavage.

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Au-delà de la portée symbolique de ces excuses, de nombreuses organisations de défense des droits humains appellent désormais à des initiatives concrètes en matière de mémoire, d’éducation et de réparation historique.

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