Le Togo accélère la modernisation du contrôle des produits pétroliers grâce au déploiement d’un système de marquage et de traçabilité. Le gouvernement a officiellement lancé, le vendredi 31 juillet à Lomé, un système de marquage et de traçabilité des produits pétroliers destiné à lutter contre la fraude, la contrebande et les mélanges illicites.
Portée par le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique, cette réforme repose sur un partenariat avec SICPA SA Togo, entreprise spécialisée dans les solutions de sécurisation et de traçabilité. Le dispositif consiste à injecter un marqueur chimique invisible dans les carburants lors de leur chargement à la Société togolaise d’entreposage (STE). Indétectable à l’œil nu et sans effet sur la qualité des produits, ce traceur permettra d’authentifier les carburants distribués sur le territoire.
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Des contrôles seront effectués tout au long de la chaîne d’approvisionnement grâce à des analyseurs portables capables d’identifier instantanément la présence du marqueur. Une plateforme numérique centralisera également les données afin de suivre les mouvements des produits, détecter les anomalies et faciliter les interventions des services compétents.

Selon Esso-Wavana Ahmed Adoyi, président de la commission chargée du suivi du contrat entre l’État et SICPA, près de 500 contrôles seront réalisés chaque mois dans les dépôts, les stations-service et sur les axes routiers. Les produits non conformes feront l’objet des sanctions prévues par la réglementation.
Pour le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, chaque litre de carburant commercialisé par les circuits officiels portera désormais une « signature moléculaire » garantissant son authenticité.

Badanam Patoki
Cette initiative prolonge le Système automatisé de marquage déployé depuis 2020 sur plusieurs produits de consommation. Entre 2020 et 2025, ce mécanisme a généré environ 35,8 milliards de FCFA de recettes fiscales. La phase pilote appliquée au gazole industriel a, quant à elle, permis d’accroître de 8 % les recettes du secteur, confirmant l’efficacité de cette technologie dans la sécurisation du marché pétrolier.

