Le gouvernement togolais lance le recrutement d’un consultant individuel chargé d’auditer l’achèvement du Plan d’action et de réinstallation (PAR) du projet multinational de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou, phase 2, et de protection côtière. Financé par la Banque africaine de développement (BAD), cet audit doit permettre de vérifier la mise en œuvre des engagements sociaux liés aux travaux.
La mission portera notamment sur l’évaluation des mesures de compensation, l’accompagnement des personnes affectées et le soutien accordé aux populations vulnérables. Elle devra ainsi déterminer si les dispositions prévues dans le PAR ont effectivement été exécutées conformément aux engagements du projet.
Les prestations sont prévues pour une durée de 45 jours calendaires, avec un démarrage envisagé en octobre 2026. Les candidats intéressés disposent jusqu’au 15 septembre 2026 pour soumettre leur manifestation d’intérêt.
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Le consultant recherché devra justifier d’au moins 10 années d’expérience dans le domaine des sauvegardes environnementales et sociales. Une expérience dans la conduite de projets d’infrastructures financés par des banques multilatérales de développement est également exigée.
Cet audit intervient alors que le projet constitue un maillon important du corridor régional Abidjan-Lagos, qui s’étend sur plus de 1 000 kilomètres et relie plusieurs pôles économiques majeurs d’Afrique de l’Ouest, notamment Abidjan, Accra, Lomé, Cotonou et Lagos.
Au Togo, l’aménagement de la section Avépozo-Aného, longue de 30 kilomètres et réalisée en 2024, constitue l’une des principales réalisations du projet. L’infrastructure vise notamment à améliorer la fluidité des déplacements et des échanges sur cet axe stratégique.
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En mars 2026, les autorités togolaises ont par ailleurs engagé de nouveaux investissements dans des équipements de pesage des poids lourds aux postes frontaliers avec le Bénin, afin de mieux contrôler le trafic de marchandises et la surcharge routière.
Avec cette mission d’audit, le gouvernement entend désormais vérifier que les engagements pris envers les populations affectées ont accompagné l’avancement des infrastructures. Au-delà de la conformité aux exigences des partenaires financiers, l’exercice doit permettre d’apprécier concrètement les effets sociaux du projet sur les communautés concernées.

