La Journée internationale de l’alphabétisation a été célébrée au Togo par plusieurs activités portées par le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance. L’apothéose s’est déroulée le 17 septembre 2026 à l’Ecole primaire publique d’Akato, dans la préfecture du Golfe, en présence des autorités locales, alphabétiseurs, bénéficiaires et de plusieurs invités.
Placée sous le thème « L’alphabétisation pour les peuples, la planète et la prospérité », la cérémonie a mis en évidence les efforts engagés pour réduire l’analphabétisme et renforcer l’éducation non formelle. Selon l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages, 70,8 % des personnes âgées de 15 ans et plus savaient lire et écrire en 2021. Les disparités entre hommes et femmes, zones rurales et urbaines, ainsi qu’entre régions, demeurent toutefois importantes. Par ailleurs, 141 757 enfants de 9 à 14 ans sont hors du système scolaire, selon le RGPH.
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La ministre Martine Moni Sankarédja a appelé à intensifier les actions, rappelant que 29,2 % des personnes de 15 ans et plus restent analphabètes. Elle a présenté l’alphabétisation comme un investissement favorisant l’accès à l’information, l’autonomie, la participation économique, l’amélioration de la santé et la réduction de la pauvreté. Elle a également insisté sur l’adaptation des compétences aux transformations numériques et à l’intelligence artificielle.

Parmi les mesures annoncées figurent l’actualisation de la stratégie nationale et des curricula, la production de manuels pour apprenants et alphabétiseurs, ainsi que la mise en œuvre du Projet d’appui à l’alphabétisation fonctionnelle des femmes. La ministre a encouragé les apprenants à persévérer et à briser la barrière de l’analphabétisme.
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La cérémonie a aussi valorisé les acquis des femmes à travers des exercices de lecture, de calcul et des sketchs. Des prix et enveloppes d’encouragement ont été remis aux lauréates, tandis que des attestations ont été délivrées aux apprenantes.

Ablavi Dossou témoigne du changement : elle sait désormais écrire, calculer, composer des numéros et rédiger une lettre. Elle encourage les autres femmes à faire des efforts pour suivre ce parcours. Cette démarche vise aussi à offrir une seconde chance et soutenir l’inclusion sociale.

