Alors que l’Afrique accélère ses ambitions dans le nucléaire civil, la question de la sûreté ne peut plus être reléguée au second plan. C’est dans ce contexte que s’est ouvert ce 17 août à Lomé, un atelier régional de l’AIEA consacré aux valeurs et approches en matière de culture de sûreté et de sécurité nucléaires. Cette rencontre réunissant des experts et représentants de 10 pays africains, est organisée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), avec l’Autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaires (ANSSN).
Des participants venus du Burkina Faso, du Burundi, des Comores, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Mali, de Mauritanie, du Niger, de la République centrafricaine et de la République démocratique du Congo prennent part aux travaux, aux côtés d’experts internationaux de l’AIEA.
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À l’ouverture, le secrétaire permanent de l’ANSSN, le professeur Tchaou Mazamaesso, a rappelé les avancées enregistrées par le Togo. Le pays a adopté, en 2020, une loi consacrant son cadre nucléaire et opérationnalisé l’ANSSN en 2021. Il a également adhéré, le 14 août 2026, à 4 conventions fondamentales de l’AIEA portant notamment sur la sûreté nucléaire, les déchets radioactifs, la notification rapide des accidents et l’assistance en cas d’urgence radiologique.

Le Togo, élu au Conseil des gouverneurs de l’AIEA pour la période 2025-2027, entend ainsi renforcer son engagement en faveur d’une gouvernance nucléaire responsable. Pour les autorités, cette responsabilité passe également par le développement des applications pacifiques du nucléaire au service du développement.

« La sûreté et la sécurité nucléaires ne se limitent pas à des textes de loi ou à des équipements techniques. Elles reposent avant tout sur une culture », a souligné le secrétaire permanent de l’ANSSN. Cette culture repose notamment sur la rigueur, la transparence, la formation, le partage d’expériences et le leadership.
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La représentante de l’AIEA, Bouchra Boustani, a insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures réglementaires nationales et salué l’engagement du Togo. Elle a rappelé que l’Agence demeure disponible pour accompagner les pays à travers ses mécanismes de coopération technique.

Les participants
Pendant 5 jours, les participants suivront des exposés techniques, des discussions interactives, des études de cas et des exercices pratiques. L’objectif est de renforcer les connaissances, partager les bonnes pratiques et consolider un réseau régional d’acteurs engagés.
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Pour le ministre de l’Énergie et des Mines, Robert Eklo, les enjeux sont considérables, alors que plusieurs pays africains envisagent ou développent des programmes nucléaires civils. Il a appelé les participants à tirer des résultats concrets de cet atelier, au bénéfice de leurs pays et des générations futures. L’enjeu est aussi de faire de la sûreté une priorité permanente, intégrée aux pratiques professionnelles et portée par tous les acteurs concernés, durablement et collectivement.

