Le Togo a procédé à un nouvel ajustement des prix des produits pétroliers dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et les perturbations du marché énergétique mondial. La fermeture du détroit d’Ormuz, corridor stratégique pour le transport du pétrole, ainsi que les incertitudes liées aux conflits internationaux, continuent d’exercer une forte pression sur les coûts d’approvisionnement des États importateurs.

À compter du 27 mai 2026, le litre d’essence super sans plomb passe de 680 à 725 FCFA, soit une hausse de 45 FCFA. Le gasoil enregistre également une augmentation de 55 FCFA, passant de 695 à 750 FCFA le litre. Mais la hausse la plus spectaculaire concerne le pétrole lampant, dont le prix bondit de 650 à 1040 FCFA, soit une augmentation de 390 FCFA. Le mélange deux temps connaît une progression plus modérée, passant de 769 à 811 FCFA.

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Les autorités précisent que dans les localités éloignées des stations-service, les directions régionales du commerce pourront appliquer une majoration maximale de 20 FCFA par litre afin de couvrir les coûts de transport. La marge des détaillants demeure fixée à 20 FCFA par litre pour l’essence, le pétrole et le gasoil.

Cette révision intervient moins de deux ans après la baisse enregistrée en décembre 2024. À cette période, le gouvernement avait réduit les tarifs afin d’alléger les charges des consommateurs, dans un contexte plus favorable sur le marché international. Le gasoil était alors passé de 775 à 695 FCFA, tandis que le super sans plomb reculait de 700 à 680 FCFA.

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Le Togo n’est cependant pas un cas isolé. Plusieurs pays ouest-africains ont récemment ajusté leurs prix face à la flambée des coûts énergétiques. Le Bénin a porté l’essence à 725 FCFA au lieu de 695 FCFA et le gasoil à 750 FCFA dès le 1er mai. En Côte d’Ivoire, le super sans plomb atteint désormais 875 FCFA le litre après une augmentation de 55 FCFA.

Ces ajustements traduisent la vulnérabilité persistante des économies africaines fortement dépendantes des importations de produits pétroliers. Ils soulignent également la difficulté pour les États de maintenir durablement des mécanismes de subvention face aux tensions prolongées sur le marché mondial de l’énergie.

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Au Togo, cette hausse des prix devrait avoir des répercussions sur les coûts du transport, les activités économiques et le pouvoir d’achat des ménages. Dans un environnement déjà marqué par les pressions inflationnistes, la question énergétique s’impose plus que jamais comme un enjeu économique et social majeur.

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