Le Togo resserre le contrôle de sa gestion publique. Sous l’impulsion du président du Conseil, Faure Gnassingbé, les autorités entendent renforcer le suivi des carrières, vérifier davantage les actes administratifs et consolider les exigences liées au service public.
Cette orientation place la régularité, la discipline et la performance au cœur de la réforme de l’administration. Le dispositif s’appuie sur le contrôle des effectifs, l’examen des dossiers de carrière et la lutte contre les irrégularités documentaires. L’objectif est également d’assurer une meilleure adéquation entre les besoins des administrations et les ressources disponibles, dans des secteurs essentiels comme l’éducation et la santé.
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Cette politique s’est récemment traduite par le licenciement de plusieurs fonctionnaires, à l’issue de procédures disciplinaires. Les dossiers examinés ont notamment révélé des irrégularités concernant certains actes de carrière, dont des avancements et documents administratifs jugés suspects. Les procédures engagées ont été conduites de manière contradictoire, avec le maintien des voies de recours prévues pour les agents concernés.
Le renforcement des contrôles intervient dans un contexte où la gestion de la Fonction publique relève désormais de la présidence du Conseil. Ce rattachement confère une place plus directe à la réforme administrative dans le pilotage de l’action publique et au suivi des ressources humaines de l’État.
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La question des effectifs demeure centrale. En 2025, le gouvernement avait prévu le recrutement de plus de 14 000 agents, principalement dans l’éducation et la santé. La maîtrise des effectifs et de la masse salariale doit ainsi s’accompagner d’une évaluation précise des besoins.
La modernisation passe par les procédures. Le Projet de modernisation et de renforcement des capacités de l’administration pour la délivrance des services (PMADS) vise à améliorer la gestion des ressources humaines et l’efficacité administrative. La numérisation et la traçabilité des actes doivent notamment réduire les risques d’irrégularités.
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Le durcissement du contrôle ne se limite donc pas aux sanctions. Il concerne aussi le recrutement, le suivi des carrières et la gestion quotidienne des agents. Pour l’exécutif, l’enjeu est d’installer durablement la régularité, le mérite et la responsabilité dans l’administration, tout en garantissant les droits et les recours prévus par la législation.

