L’une des principales causes de mortalité maternelle au Togo fait l’objet d’une offensive médicale ciblée. Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Sylvanus Olympio de Lomé vient d’initier un projet dédié à la prévention et au traitement immédiat de l’hémorragie du post-partum, jeudi dernier. Cette complication obstétricale se caractérise par une perte de sang survenant dans les 24 heures après l’accouchement. Soutenu par la coopération allemande à travers le programme Pro-Santé de la Giz, ce plan d’action vise à sécuriser le parcours de soins des parturientes au sein du plus grand centre sanitaire de l’État.
D’après les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette pathologie représente près de 27 % des décès maternels à l’échelle globale et s’impose comme le premier facteur de mortalité des jeunes mères en Afrique subsaharienne. Le principal danger de cette complication, souvent liée à un défaut de contraction de l’utérus ou à des déchirures anatomiques, réside dans sa fulgurance, capable d’emporter une patiente en moins de deux heures. Pourtant, la médecine moderne démontre que la grande majorité de ces drames peut être évitée grâce à l’application rigoureuse de protocoles d’urgence bien encadrés.
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Déployé de juin à août 2026, le programme prévoit de renforcer les compétences de plus de 190 professionnels de la santé du CHU, tout en incluant des sages-femmes issues de 36 centres de soins du Grand Lomé. Les actions s’articuleront autour de la création d’une brigade d’intervention rapide, de l’optimisation du système de transfert des urgences et de collectes massives de sang pour reconstituer les stocks hospitaliers.
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En parallèle, des séances d’information seront intégrées aux consultations prénatales afin d’aider les femmes enceintes à déceler les premiers signaux d’alerte.

