Une campagne de sensibilisation et de dépistage précoce du pied bot s’est déroulée les 6 et 7 août 2026 dans les préfectures de Tchaoudjo et de Tchamba. Initiée dans le cadre du projet FY27 « Programme de traitement du pied bot au Togo », cette campagne vise à briser le mythe autour de la maladie et à favoriser une prise en charge précoce des enfants atteints de cette malformation congénitale.

Le pied bot est une malformation qui touche généralement les pieds du nouveau-né. Détectée très tôt, elle peut être prise en charge grâce à un traitement adapté et permettre à l’enfant de marcher normalement. Malgré les possibilités de traitement, la maladie reste encore méconnue dans certaines communautés et fait parfois l’objet de croyances ou d’interprétations mystiques, ce qui peut retarder le recours aux soins.

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C’est dans la dynamique de renforcer les connaissances des populations et de favoriser le dépistage précoce que le projet FY27 de MiracleFeet à travers le Programme de traitement du pied bot au Togo a organisé cette campagne de proximité dans les préfectures de Tchaoudjo et de Tchamba. L’initiative a permis également de former les acteurs communautaires pour une meilleure orientation vers les structures sanitaires spécialisées (Clinique pied bot).

Des agents de santé communautaire au contact des populations

Plus d’une cinquantaine de participants dans chaque communauté, notamment des agents de santé communautaires (ASC), des responsables de formations sanitaires et des acteurs locaux, ont été mobilisés dans le cadre de cette campagne. Pendant deux jours, des activités ont été menées dans les cantons de Komah, Kpangalam et Kouloundè, ainsi que dans les localités de Tchamba et Kaboli, avec l’implication des directions préfectorales de la Santé (DPS).

À Tchaoudjo, quatre agents de santé communautaires ont d’abord bénéficié d’une séance de renforcement de capacités avant d’être déployés sur le terrain. Ils ont ensuite mené des activités de sensibilisation porte-à-porte et de rassemblement dans les cantons de Komah, Kpangalam et Kouloundè avec le chargé de mobilisation communautaire du programme.

Les marchés de ces différentes localités ont également servi de cadre aux séances d’informations. L’objectif est clair : toucher un public plus large et permettre aux populations de mieux connaître les signes du pied bot ainsi que les possibilités de prise en charge disponibles et gratuites pour les enfants de 0 à 3ans.

Les praticiens de la médecine traditionnelle associés à la sensibilisation

La campagne a par ailleurs accordé une place importante aux praticiens de la médecine traditionnelle, considérés comme des acteurs influents au sein de plusieurs communautés. Des échanges ont ainsi été organisés afin de renforcer la collaboration entre les acteurs de la médecine traditionnelle et les services modernes de santé.

Cette démarche vise notamment à favoriser l’orientation rapide vers les structures sanitaires des enfants présentant des signes de pied bot et à réduire les risques de retard dans leurs prises en charge.

Dans la préfecture de Tchamba, trois agents de santé communautaires ont aussi été déployés pour poursuivre les activités de sensibilisation dans les localités de Tchamba et Kaboli. Les équipes sont allées à la rencontre des ménages, des leaders communautaires et des populations afin de les informer sur l’importance du dépistage précoce. Elles ont particulièrement insisté sur les signes permettant d’identifier le pied bot chez le nouveau-né et sur les possibilités de traitement disponibles et gratuites pour les enfants de 0 à 3 ans dans les structures sanitaires dédiées.

Briser les préjugés autour du pied bot

Au-delà du dépistage, la campagne entend également lutter contre les préjugés qui entourent encore cette malformation. Pour le Programme des Incapacités Traumatismes et de la Réadaptation (PITR), financé par l’Organisation non gouvernementale internationale à but non lucratif dénommée MiracleFeet « le pied bot n’est ni une malédiction ni une fatalité ».

Ils souhaitent, à travers cette séance de sensibilisation et de dépistage, encourager les parents à consulter rapidement les services de santé dès la naissance d’un enfant présentant cette malformation. Ces derniers exhortent également les leaders communautaires et religieux, les autorités locales et les praticiens de la médecine traditionnelle à devenir des relais de sensibilisation afin de lutter contre les idées préconçues qui freinent encore l’accès aux soins.

Une initiative au service de la santé communautaire

À travers cette campagne, le projet FY27 de MiracleFeet avec le Programme de traitement du pied bot au Togo entendent renforcer l’accès des communautés à l’information et aux services de santé. Le rapprochement des acteurs sanitaires permettra de réduire les handicaps évitables chez les enfants et de leur offrir de meilleures perspectives.

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Dans les préfectures de Tchaoudjo et de Tchamba, les activités menées dans les quartiers et localités ciblés constituent ainsi une étape importante dans la sensibilisation autour du pied bot. Pour le programme PITR financé par MiracleFeet, le dépistage précoce reste l’un des moyens essentiels pour réduire les conséquences de cette malformation et offrir aux enfants concernés de meilleures chances de grandir et de marcher normalement sans handicap.

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