Dans une exploitation agricole, une image prise depuis l’espace peut aider à repérer une sécheresse, suivre les cultures ou anticiper une baisse de rendement. C’est l’une des applications que le Togo veut tirer d’une coopération spatiale avec le Kirghizistan, lancée jeudi 1er octobre 2026.
Le partenariat doit permettre à Lomé d’accéder aux données d’observation de la Terre produites par le premier satellite kirghiz, mis en orbite. Ces informations pourront servir au suivi des cultures et des pâturages, à la détection des signes de sécheresse, à l’estimation des rendements agricoles ainsi qu’à la surveillance des ressources en eau et des forêts.
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Dans un premier temps, le Kirghizistan fournira les données satellitaires et accompagnera la formation de personnels togolais pour leur exploitation. Le transfert de technologies doit renforcer les usages locaux de l’observation spatiale.
Au-delà de l’agriculture, le Togo entend utiliser ces données pour explorer des minéraux stratégiques et soutenir le développement des énergies renouvelables. Ces applications pourraient améliorer la connaissance des ressources naturelles et favoriser une gestion précise des territoires.
Cette coopération intervient alors que le pays expérimente déjà l’usage des données satellitaires et de l’intelligence artificielle. Depuis septembre, un projet soutenu par le Pnud et le Japon teste ces outils pour suivre les cultures et anticiper les risques climatiques dans les Savanes, sur une superficie de 1 000 km² couvrant Cinkassé et Tône.
Pour Cina Lawson, ministre de l’Efficacité du Service public et de la Transformation numérique, la technologie spatiale doit répondre à des besoins concrets. Elle estime qu’elle peut aider les agriculteurs à produire davantage, améliorer la gestion des ressources naturelles et soutenir les énergies propres.
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À plus long terme, Lomé et Bichkek envisagent d’élargir leur coopération au développement et au lancement conjoint de futurs engins spatiaux. Cette perspective prolongerait un rapprochement déjà engagé dans le numérique. Un mémorandum d’entente porte notamment sur la transformation numérique des administrations, l’e-gouvernement, la cybersécurité et les infrastructures technologiques.
Sans disposer immédiatement de son propre satellite, le Togo pourra ainsi accéder à des données spatiales, former ses compétences et préparer de nouvelles applications au service de l’agriculture, de l’environnement et du développement économique.

