Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a accordé, le vendredi 14 août 2026, une grâce présidentielle à Succès Masra, ancien Premier ministre et figure de l’opposition, ainsi qu’à 8 autres responsables politiques condamnés par la justice.
Le décret n°2152/PR/2026 met fin à l’exécution de la peine de 20 ans de prison infligée au président du parti Les Transformateurs, condamné dans le cadre des violences survenues à Mandakao, dans le Logone Occidental. Ses avocats avaient formellement sollicité cette grâce auprès du chef de l’État.
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Cette mesure fait suite au discours à la Nation prononcé 04 jours plus tôt par Mahamat Idriss Déby Itno, à l’approche des célébrations de l’indépendance, dans lequel il présentait la grâce présidentielle comme un signal d’apaisement et de réconciliation nationale.
08 autres dirigeants issus de l’ex-Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) bénéficient également de la mesure : Avocksouma Djona Atchenemou, Neatobey Bidi Valentin, Ahmed Bokori Nima, Badono Daigou, Nassour Brahim Koursami, Max Kemkoye Magruergues, Keleou Bomaye Laoubaye Daniel et Mahamat Djara Diguei, tous condamnés par la justice et ayant également introduit une demande de grâce.
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Leur libération, désormais soumise aux formalités du ministère de la Justice, pourrait intervenir dans les prochaines heures ou jours. Cette grâce ne gomme cependant pas les condamnations prononcées : elle dispense les bénéficiaires d’exécuter leur peine pénale, sans effacer d’éventuelles obligations civiles.
Le cas de Succès Masra reste particulièrement scruté. Ancien opposant au processus électoral de 2024 devenu chef du gouvernement par accord politique, avant de reprendre la tête de son parti, sa condamnation avait suscité de vives réactions au sein de l’opposition et des organisations de défense des droits humains. La Cour suprême avait confirmé la peine en dernier ressort.
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Un second décret, signé le même jour, prévoit par ailleurs une remise partielle de peine pour certaines catégories de détenus à l’échelle nationale, excluant le terrorisme, le viol et le trafic de stupéfiants, tandis que les condamnés pour corruption pourraient, sous conditions, en bénéficier également.

