L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a publié un document listant les membres du gouvernement sénégalais n’ayant pas encore rempli leur obligation de déclaration de patrimoine. 13 noms y figurent, mais la numérotation du document présentant une légère anomalie, invite à la prudence sur le décompte exact.

Parmi les personnalités citées : Moussa Sarr, ministre de la Justice et Garde des Sceaux ; Cheikhou Oumar Seck, ministre des Mines et de la Géologie ; Alpha Thiam, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme ; Cheikhou Oumar Ba, ministre de l’Agriculture ; Marie Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, et Samba Diouf, ministre des Télécommunications.

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L’Ofnac leur accorde un délai jusqu’au 1er septembre 2026, conformément à un décret du 1er juin, applicable aux ministres nommés lors du remaniement de juin dernier, qui disposent de 3 mois après leur nomination pour se conformer à la loi.

Cette publication s’inscrit dans un contrôle plus large : sur les plus de 3 000 personnes assujetties au Sénégal, seule un peu plus de la moitié avait déposé sa déclaration avant l’échéance générale du 31 juillet. Le président de l’Ofnac, Moustapha Ka, a tenu à préciser que la démarche ne vise ni la délation ni le discrédit, mais le respect d’une obligation légale, affirmant s’être personnellement mobilisé pour rappeler leurs devoirs à certains retardataires.

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Du côté de la Présidence, tous les membres actuels du gouvernement, ainsi que le président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko, seraient en règle, contrairement à certains collaborateurs directs, dont un envoyé spécial et un chef de protocole.

Depuis la réforme de 2025, l’Ofnac dispose de nouveaux leviers de contrainte : retenue sur salaire jusqu’au quart du traitement, peines de 6 mois à 4 ans de prison, amende pouvant atteindre le tiers du patrimoine, et interdiction d’exercer des fonctions publiques. La loi n’autorise toutefois pas la divulgation détaillée des patrimoines, hormis celui du chef de l’État.

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Pour de nombreux observateurs, l’échéance du 1er septembre constitue un véritable test pour une administration qui a fait de la lutte anticorruption l’un de ses engagements phares.

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