L’espace communautaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) se dote d’un nouvel outil pour stimuler le débat public et l’intégration régionale. La Plateforme des médias de l’Uemoa, en collaboration avec la Commission, a officiellement institué le Prix d’excellence de l’Uemoa pour les journalistes, édition 2026. Ce concours vise à valoriser les productions de qualité traitant des enjeux économiques et financiers des huit pays membres.
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Institué à la suite du Forum d’Abidjan, ce prix ambitionne de renforcer la transparence et la bonne gouvernance au sein de la sous-région. L’objectif est d’encourager les enquêtes, les reportages et les analyses qui facilitent la compréhension des politiques publiques et du développement des marchés financiers. Les lauréats seront récompensés lors du Forum international de la presse économique de l’Afrique de l’Ouest (Fipe-Uemoa), prévu à Dakar du 24 au 26 juin 2026.
Quatre catégories et des thématiques variées
Le concours est ouvert aux journalistes professionnels travaillant pour la presse écrite papier, la radio, la télévision et les médias numériques. Les candidats peuvent soumettre des travaux portant sur la gouvernance budgétaire, l’inclusion financière via la BRVM (Bourse régionale des valeurs mobilières) ou encore l’économie verte. Les enquêtes sur la lutte contre la corruption et l’impact socio-économique des textes réglementaires de l’Umoa sont également encouragées.
Pour être éligibles, les productions doivent avoir été publiées ou diffusées entre le 1er janvier et le 15 mai 2026. Les dossiers de candidature, comprenant une pièce d’identité, le lien de la production et une note méthodologique, doivent être envoyés par mail avant le 30 mai 2026 à 12 h 00. Le jury évaluera les travaux selon des critères de rigueur, d’originalité et d’impact sur l’utilité publique.
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Le règlement du concours insiste particulièrement sur le respect de la déontologie et l’interdiction formelle du plagiat. Par ailleurs, tout recours à des outils d’intelligence artificielle doit être explicitement mentionné dans le dossier, en précisant le pourcentage d’apport estimé. Une production entièrement générée par une machine, sans une investigation humaine substantielle, sera jugée inéligible par les organisateurs pour garantir l’intégrité de l’information.

