Faure Gnassingbé, Xi Jinping, Vladimir Poutine, Narendra Modi….l’image retient particulièrement l’attention au cœur du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) qui s’achève ce jour à Bichkek au Kirghizistan.
Il est en effet des temps forts qui marquent particulièrement les grands rendez-vous internationaux, bien mieux que les communiqués officiels, les déclarations conjointes, etc. : les photos de familles. Simples formalités protocolaires en apparence, ces moments uniques, rituels immuables, dirions-nous, ces clichés instantanés constituent en réalité un exercice de haute portée diplomatique où chaque positionnement, chaque regard, chaque geste…traduisent l’état réel des relations internationales.
Il ne fait aucun doute que dans les coulisses d’un sommet d’une telle envergure, la disposition des chefs d’État et de gouvernement sur la photo officielle fait l’objet d’un protocole d’une précision horlogère, une sorte de géométrisation du pouvoir, tout un art du langage non verbal. Puisqu’il est connu que les discours peuvent provenir de rédactions soigneusement habillées et maquillées alors que devant un objectif photo, le langage corporel, le positionnement, la posture, le sourire, le regard…deviennent instantanément des sujets d’analyse et d’attention.
Ici, pour tout fin lecteur des enjeux diplomatiques et géopolitiques de l’heure, la présence du président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé aux côtés de figures majeures, de grands décideurs de l’Eurasie, cette image prend une dimension symbolique et stratégique importante.
Certes, l’axe eurasien au centre, première ligne, avec la proximité visuelle entre le président chinois Xi Jinping, le président russe Vladimir Poutine et le président kirghize, l’hôte du sommet, illustre l’ancrage géographique et le poids politique des membres fondateurs de l’OCS.
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Mais, le choix et la présence stratégiques de Lomé reste hyper bien remarquable, en tant qu’unique pays venu de l’Afrique subsaharienne à ce rendez-vous. La présence de Faure Gnassingbé sur cette photo de groupe historique – bien au centre en seconde loge – concrétise la volonté du Togo d’élargir ses partenariats au-delà des cadres traditionnels, s’inscrivant dans la dynamique du sud global et du pragmatisme diplomatique.
L’image ainsi projetée donne partiellement à voir un des messages forts de la politique étrangère du Togo. Elle porte la promesse d’unité, d’action collective face aux crises globales, qu’elles soient sécuritaires, économiques, environnementales…. et immortalise ce que pourrait être la cartographie des équilibres du monde de demain.
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Le président Faure Gnassingbé n’est pas allé chercher à Bichkek, un simple impact visuel. Non ! une fois encore, le Togo s’est imposé comme un acteur écouté et capable de dialoguer avec les grandes puissances mondiales. Et le renforcement de la position de Lomé en tant que hub logistique et diplomatique entre l’Afrique de l’Ouest et l’Eurasie ne se dément pas.
D. K.

