Le vice-président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), Abdoulaye Daffé, a invité les pays de la sous-région à repenser l’aménagement de leurs territoires lors d’une rencontre officielle la semaine dernière à Lomé.

Suivez notre chaîne WhatsApp ici 

S’exprimant à l’ouverture de l’atelier régional, le haut cadre de l’institution a plaidé pour la construction d’infrastructures publiques résilientes et mieux réparties. Cette session était consacrée à la restitution d’une étude portant sur les disparités d’accès aux transports, à l’énergie et aux technologies de l’information et de la communication (TIC) au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Pour le dirigeant, ces réseaux constituent désormais un pivot essentiel de la souveraineté économique et de la cohésion sociale.

Menée en 2025 par la BOAD en partenariat avec la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), l’enquête montre que les progrès restent très hétérogènes malgré les lourds financements mobilisés par chaque État membre.

Les conclusions de ce rapport, qui s’inscrit dans les orientations du plan stratégique Djoliba, mettent en évidence un retard structurel de la zone UEMOA vis-à-vis d’autres blocs géographiques comme la CEDEAO. Les inégalités d’accès aux services essentiels s’avèrent particulièrement creusées entre les centres urbains et les milieux ruraux, ainsi qu’entre les pays côtiers et les nations enclavées. Ces déséquilibres freinent la réduction de la pauvreté et bloquent la convergence économique régionale.

Lire aussi : Uemoa : Abdoulaye Diop salue les performances économiques du Togo

Les données sectorielles se révèlent préoccupantes pour l’avenir de la communauté. Dans le domaine énergétique, moins d’un habitant sur deux dispose d’un raccordement électrique, avec un déficit encore plus accentué dans les campagnes. Le secteur des transports souffre d’une faiblesse des voies ferrées et de coûts logistiques élevés qui pénalisent les chaînes de valeur, tandis que la fracture numérique isole des populations entières des systèmes éducatifs et financiers modernes.

Face à ce bilan, Abdoulaye Daffé préconise d’abandonner la simple logique des volumes financiers pour se concentrer sur l’impact social réel des projets. Cette réorientation nécessite de renforcer la gouvernance publique, d’assurer l’entretien du patrimoine existant et de nouer des partenariats durables avec le secteur privé.

 

Share.

@: lenouveaureporter@gmail.com. Pour vos demandes de couvertures médiatiques, annonces, pub, productions multi-support… Veuillez-vous adresser au : Tél : (00 228) 92 60 75 77 / 99 50 60 10

Leave A Reply