Le dossier des deux réalisateurs français détenus au Togo prend une dimension diplomatique. Interrogé le mercredi 19 août 2026 sur France Inter, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a assuré suivre la situation « avec beaucoup d’attention » et être en contact avec son homologue togolais.
« Nous sommes en lien avec les autorités du Togo pour qu’ils puissent être libérés au plus tôt », a déclaré le chef de la diplomatie française. Il a précisé que les équipes françaises à Lomé avaient déjà rendu plusieurs visites aux détenus, notamment pour s’informer de leur état de santé.
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Le même jour, les familles de Gaël Mocaër et Sébastien Perez Pezzani ont été reçues au ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères. Selon Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), cette rencontre devait permettre de mobiliser les services de l’État afin de trouver une issue à leur situation.
Les deux réalisateurs, accompagnés de leur fixeur, avaient été interpellés le 27 juillet au Togo alors qu’ils tournaient un épisode de la série documentaire « Les routes de l’impossible », diffusée sur France 5. Tony Comiti, producteur de l’émission, affirme que les autorisations de tournage et les visas étaient en règle.
Après une assignation à résidence, les 3 hommes ont été placés en détention provisoire. Selon RSF, Gaël Mocaër et Sébastien Perez Pezzani ont été inculpés le 17 août pour « fausses déclarations ».
L’organisation dénonce une « persécution » et s’inquiète particulièrement de l’état de santé de Sébastien Perez Pezzani. Elle demande que celui-ci puisse bénéficier rapidement des soins nécessaires, y compris en France si son état l’exige.
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Côté togolais, la Haute autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (Harc) affirme n’avoir reçu aucune demande d’accréditation concernant les deux réalisateurs. Dans un communiqué publié le 19 août, elle rappelle que les correspondants et envoyés spéciaux d’organes étrangers doivent obtenir cette accréditation, en plus d’une carte professionnelle de presse.
La Harc indique également n’avoir été informée ni de leur arrivée ni des activités de tournage prévues dans le nord du pays. Cette zone étant soumise à un dispositif sécuritaire renforcé, l’absence d’accréditation apparaît comme un élément central du dossier.
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La justice togolaise devra désormais déterminer les suites à donner à cette affaire, tandis que les autorités françaises poursuivent leurs démarches diplomatiques. Les prochains jours seront décisifs pour l’évolution judiciaire et diplomatique de ce dossier sensible.

