La chefferie traditionnelle togolaise est en deuil. Togbui Agboli Agokoli IV s’est éteint le 4 février 2026 à l’âge de 86 ans, selon des sources concordantes. Longtemps restée discrète, l’information a été rendue publique plusieurs semaines après sa disparition, suscitant une vive émotion au sein des communautés.
Dans plusieurs localités de la région Maritime, notamment à Notsè, l’annonce a été relayée par le tam-tam parlant, canal ancestral de communication encore utilisé pour transmettre des messages d’importance. Ce mode de diffusion, chargé de symboles, témoigne du rang et du respect accordés au souverain disparu.
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Figure centrale de l’espace culturel éwé, Togbui Agboli Agokoli IV incarnait une autorité coutumière de premier plan. Son titre, profondément ancré dans l’histoire de Notsè, renvoie à une mémoire collective marquée par les récits de migration du peuple éwé vers ses territoires actuels, au Togo, au Ghana et dans la sous-région.
Durant son règne, il s’est distingué par son engagement en faveur de la préservation des valeurs traditionnelles et du patrimoine culturel. À travers ses prises de position et son influence, il a contribué à maintenir vivantes les pratiques et les repères identitaires au sein des communautés.
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Depuis l’annonce officielle, les hommages se multiplient, notamment sur les réseaux sociaux, où de nombreux témoignages saluent la mémoire d’un gardien des traditions. Dans les milieux coutumiers et culturels, sa disparition laisse un vide significatif.
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En attendant les communications officielles sur les obsèques, le Togo rend hommage à une figure emblématique dont l’héritage s’inscrit durablement dans l’histoire et la mémoire du peuple éwé.

