Ce lundi 15 juin 2026, un groupe de citoyens en situation de handicap a organisé un rassemblement à Agoè-Cacavéli, précisément devant les bureaux du secrétariat général du gouvernement. Les manifestants, issus de toutes les catégories de handicap, ont investi les abords des services dirigés par Stanislas Baba pour dénoncer la précarité de leurs conditions de vie. Ils exigent des autorités de l’État la mise en place d’un concours de recrutement spécial et exclusivement réservé à leur corporation afin de faciliter leur insertion professionnelle dans la fonction publique.
Selon les déclarations recueillies sur place rapportées par les confrères de Togo en live, ces diplômés se considèrent systématiquement marginalisés lors des vagues de recrutements nationaux. Ils pointent du doigt le non-respect des engagements antérieurs du gouvernement, qui avait pourtant promis d’intégrer des quotas inclusifs lors des examens d’accès aux emplois publics. Face à ce qu’ils qualifient d’indifférence institutionnelle, les protestataires ont formellement sollicité une audience avec le président du Conseil, Faure Gnassingbé. Ils souhaitent lui exposer de vive voix leurs doléances et lui rappeler l’urgence d’une justice sociale pour les personnes à mobilité réduite ou vivant avec une déficience.
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Le profil des participants met en lumière un paradoxe frappant entre leur niveau d’instruction et leur inactivité forcée. Le rassemblement comptait en effet de nombreux cadres formés dans les universités nationales, parmi lesquels des juristes, des agronomes, des sociologues ainsi que des assistants sociaux. Les porte-paroles du mouvement ont réaffirmé leur entière aptitude intellectuelle et technique, assurant qu’ils feraient preuve d’une efficacité et d’une rigueur professionnelles exemplaires si l’opportunité de servir la nation leur était accordée. Ce cri d’alarme constitue un défi de taille pour les décideurs, invités à traduire les discours sur l’inclusion en actes concrets.
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