Browsing: Business

Le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 de la République togolaise, adopté par les députés et les sénateurs sur proposition du Gouvernement dans un contexte international marqué par des incertitudes persistantes, traduit un volontarisme budgétaire affirmé. Avec un budget de 2 751,5 milliards de FCFA, des recettes fiscales projetées à 1 338,9 milliards et une pression fiscale atteignant 18,5 %, ce projet illustre la poursuite des efforts de mobilisation des ressources intérieures engagés depuis une décennie. L’analyse des allocations sectorielles révèle une priorité donnée aux secteurs sociaux (éducation, santé, eau), qui représentent 45 % des crédits alloués aux douze premiers ministères. L’éducation nationale domine avec 212,2 milliards, suivie des travaux publics (149,4 milliards), de la défense (119,5 milliards) et de la santé (118,4 milliards). Cette configuration budgétaire traduit une stratégie de développement fondée sur l’accumulation du capital humain et physique. C’est dans cette perspective que Schultz (1961) et Becker (1964) ont démontré que l’éducation et la santé constituent des investissements productifs, accroissant la capacité des individus à générer des revenus.

Le dynamisme entrepreneurial marque le pas au Togo. En 2025, 14 202 nouvelles entreprises ont été créées sur l’ensemble du territoire, selon les données « recueillies et compilées par Togo First auprès du Centre de formalités de création d’entreprises (CFE) ». Ce volume traduit une baisse de 4,8 % par rapport à 2024, année au cours de laquelle 14 919 entreprises avaient été enregistrées.

Le gouvernement togolais accélère le pas pour fluidifier les relations entre l’administration et les opérateurs économiques. Dans cette optique, le Comité de concertation État-secteur privé (CCESP) a réuni, la semaine dernière, les secrétaires généraux des différents ministères. Ces hauts fonctionnaires officient désormais comme les points focaux de ce dialogue stratégique.

Le Togo vient de franchir une étape importante pour le rayonnement de ses produits locaux sur le marché régional. Un guide simplifié des exportations agricoles, conçu pour faciliter les échanges avec l’Union économique et monétaire ouest-africain (Uemoa) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), est désormais disponible. Cet outil de référence a été validé la semaine dernière lors d’une séance de travail organisée à Lomé par le ministère du Commerce.