Lomé est devenue, ce lundi, l’un des principaux carrefours des réflexions économiques africaines avec l’ouverture de la troisième édition de Biashara Afrika. Dans un contexte marqué par la montée des défis commerciaux, industriels et financiers, cette rencontre continentale apparaît comme une étape majeure pour accélérer l’intégration économique africaine. Le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a appelé les États africains et les acteurs économiques du continent à accélérer la mise en œuvre concrète de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).
Lors de cette ouverture, Faure Gnassingbé a invité les divers acteurs africains à transformer la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) en véritable moteur de croissance, d’industrialisation et de création d’emplois sur le continent.

Devant plusieurs responsables politiques, représentants d’institutions financières, opérateurs économiques et partenaires internationaux, le dirigeant togolais a estimé que « le temps des textes et des accords cède peu à peu la place au temps de l’exécution ». Selon lui, l’Afrique dispose désormais des instruments juridiques nécessaires pour réussir son intégration économique, mais doit désormais transformer cette ambition politique en résultats tangibles pour les populations.
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Dans son intervention, Faure Gnassingbé a insisté sur les obstacles qui continuent de freiner les échanges intra-africains, notamment les coûts logistiques élevés, les barrières non tarifaires, les lenteurs administratives aux frontières et les difficultés de financement des petites et moyennes entreprises. Pour le président du Conseil, la réussite de la Zlecaf se mesurera à la capacité des entreprises africaines à commercer plus facilement sur le continent.

Le chef du gouvernement togolais a également présenté l’intégration africaine comme une nécessité stratégique dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques, le protectionnisme et la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement. « Aucune économie africaine ne dispose seule d’une taille critique suffisante pour défendre durablement ses intérêts », a-t-il affirmé.
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Le dirigeant togolais a par ailleurs plaidé pour le développement de chaînes de valeur régionales capables de transformer localement les ressources africaines. Selon lui, le continent doit favoriser l’émergence d’un secteur privé africain plus puissant afin que les richesses produites bénéficient davantage aux économies nationales.

Faure Gnassingbé a enfin insisté sur la place centrale de la jeunesse, des femmes et des PME dans le processus d’intégration continentale. Il a estimé que la Zlecaf ne pourra réussir durablement que si ses bénéfices sont ressentis concrètement par les populations africaines.
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Organisé conjointement par le gouvernement togolais et le Secrétariat de la Zlecaf, le forum Biashara Afrika 2026 réunit à Lomé plusieurs décideurs africains autour des enjeux de transformation économique et d’intégration régionale du continent.

