Un atelier de renforcement des capacités destiné à harmoniser les pratiques documentaires et à concevoir la base de données collective du Réseau ouest-africain de documentation et d’information sanitaires (Roadis) a débuté ce mardi 14 juillet 2026. Initié par l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas), ce séminaire de 5 jours vise à optimiser le partage des ressources scientifiques au sein de la Cédéao.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des délégations de la Sierra Leone, pays assurant la présidence en exercice de l’organisation sous-régionale, des représentants du ministère de la Santé et de l’administration de l’Ooas. Fondé en 2005, le Roadis rassemble les structures d’archivage des ministères de la Santé, les instituts de recherche et les écoles spécialisées de la région. Relancé en février 2026 à Dakar, le réseau s’est structuré autour d’un nouveau bureau et d’un plan d’action annuel axé sur neuf activités prioritaires.
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L’évolution des technologies redéfinit l’accès au savoir médical. Pour le représentant de l’Ooas, Tome Ca, la mise en réseau numérique des connaissances est devenue une obligation pour s’affranchir des contraintes physiques des bibliothèques traditionnelles. Cette approche moderne est pleinement partagée par le gouvernement togolais.
S’exprimant au nom du ministre de la Santé, le docteur Abdoukarim Naba Mouchedom, point focal de l’Ooas au Togo, a souligné que l’efficacité des politiques sanitaires actuelles repose sur la capacité collective à structurer et à exploiter les connaissances scientifiques. Il a réaffirmé la volonté du pays d’accompagner la transition technologique et de faciliter l’accès à l’information pour les professionnels de santé, les chercheurs et les décideurs politiques de la communauté.
La science ouverte pour valoriser la recherche médicale ouest-africaine
La centralisation des données doit également corriger un déséquilibre académique mondial. La présidente du Roadis, le docteur Cécile Ouattara Coulibaly, a indiqué que cette base de données commune, hébergée sur la plateforme DSpace et configurée selon les standards internationaux Dublin Core, s’adosse directement au système d’archivage de l’Ooas. Elle a rappelé que la production scientifique africaine souffre d’une faible visibilité à l’international, estimée à peine à 2 %, un chiffre qui occulte le dynamisme des chercheurs du continent.
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En optant pour un logiciel libre, le réseau s’inscrit dans le mouvement de la science ouverte pour garantir un accès libre à l’information tout en sécurisant la confidentialité des données sensibles. Durant ces sessions de travail, les documentalistes, informaticiens et archivistes venus de toute la sous-région s’attèleront à harmoniser les normes de collecte, à former des équipes techniques et à finaliser les textes réglementaires de l’institution.

