La crédibilité financière du Togo se consolide sur l’échiquier sous-régional. Selon le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI) portant sur les politiques communes de l’Uémoa et publié en juin 2026, le Togo se classe parmi les 3 émetteurs souverains profitant des conditions de financement les plus avantageuses du marché régional.
Aux côtés du Bénin et de la Côte d’Ivoire, Lomé est parvenue à lever des fonds à un taux de rendement moyen pondéré de 7,1 % sur les bons du Trésor d’une maturité d’un an au cours de l’exercice 2025. En comparaison, les cinq autres nations partenaires de l’espace communautaire ont dû faire face à des coûts d’emprunt nettement plus onéreux, s’établissant en moyenne à 9,6 %, soit un écart protecteur de 250 points de base. Cette marge témoigne de la confiance des investisseurs régionaux envers la signature togolaise.
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Les opérations financières menées en 2026 confirment cette tendance positive. Lors de sa dernière sortie sur le marché de l’adjudication le 26 juin 2026, le pays a mobilisé 33 milliards FCFA sur une échéance de 5 ans, s’offrant un rendement moyen pondéré de 7,23 %. Ce résultat marque un repli par rapport aux 7,33 % enregistrés lors de la précédente émission du 12 juin sur cette même maturité. Sur l’échéance de 3 ans, Lomé s’était déjà financée au taux avantageux de 6,40 % le 12 juin, se positionnant en deçà des 6,58 % concédés par la Côte d’Ivoire le 23 juin. Depuis le début de l’année, le Trésor public togolais a déjà capté plus de 278 milliards FCFA sur le segment des adjudications supervisé par l’agence Umoa-Titres, porté par des taux de sursouscription impressionnants atteignant parfois 283 %.
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Pour soutenir sa croissance, le gouvernement s’appuie de manière prépondérante sur l’épargne locale et le marché domestique. À la fin de l’année 2025, la dette intérieure représentait 35,1 % du PIB, tandis que l’encours de la dette extérieure s’élevait à 27,9 %. L’endettement global du pays s’affiche ainsi à 63 % du PIB, amorçant un net recul par rapport aux 66,2 % enregistrés en 2024. Ce redressement des finances publiques permet au Togo de se maintenir confortablement sous le plafond réglementaire communautaire fixé à 70 % par les critères de convergence de l’Uemoa, confirmant la viabilité de la stratégie de gestion de la dette publique adoptée par les autorités du pays.

