Au Ghana, une proposition de loi visant à rendre obligatoire un test ADN de paternité avant la délivrance de l’acte de naissance suscite de vives discussions au sein de la classe politique et de l’opinion publique. Bien qu’elle n’en soit encore qu’à un stade préliminaire du processus législatif, l’initiative soulève déjà de nombreuses interrogations sur ses implications sociales, juridiques et familiales.

Porté par plusieurs parlementaires, le projet prévoit que l’identité biologique des parents soit systématiquement vérifiée avant l’enregistrement officiel d’un nouveau-né. Selon ses promoteurs, cette mesure permettrait de réduire les litiges liés à la paternité et de renforcer la responsabilité parentale dès la naissance de l’enfant.

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Les défenseurs du texte estiment que la généralisation des tests ADN contribuerait à limiter les situations de fraude à la paternité, un sujet régulièrement évoqué dans le débat public ghanéen. Ils considèrent également que cette réforme apporterait davantage de transparence dans les relations familiales et offrirait une meilleure sécurité juridique aux enfants comme aux parents.

Toutefois, le projet ne fait pas l’unanimité. Ses détracteurs s’inquiètent notamment des conséquences sociales qu’une telle mesure pourrait engendrer, notamment au sein des familles. D’autres soulignent les défis financiers et logistiques liés à la mise en œuvre d’un dépistage systématique à l’échelle nationale.

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Pour l’heure, aucune loi n’a été adoptée et le texte poursuit son parcours parlementaire. Mais en plaçant la question de la filiation au cœur du débat national, cette proposition pourrait ouvrir une nouvelle réflexion sur l’évolution du système d’état civil au Ghana.

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