Le secteur aérien togolais poursuit sa dynamique de croissance, tout en entrant progressivement dans une phase de stabilisation. Selon les données du ministère des Travaux publics et des Infrastructures, le trafic passagers continue de progresser, confirmant la vitalité des infrastructures aéroportuaires du pays.
En 2024, le trafic a enregistré une hausse de 6,2 %, soit 1 506 946 passagers. L’année suivante, en 2025, le nombre de voyageurs a atteint 1 584 188, avec un taux de croissance légèrement inférieur de 5,1 %. Les projections pour 2026 annoncent une progression de 5,0 %, confirmant une tendance de fond, caractérisée par une croissance plus régulière.
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Cette légère décélération du rythme ne traduit pas un essoufflement, mais plutôt une maturation du marché aérien. Les experts évoquent un effet de base : plus le volume global augmente, plus il devient difficile de maintenir des taux élevés de progression. Le secteur demeure donc en expansion, mais sur un rythme plus soutenu et équilibré.
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La hausse du trafic s’explique notamment par l’amélioration des connexions aériennes, la reprise des voyages d’affaires et la consolidation du tourisme régional. Elle reflète également le rôle croissant de l’aéroport international de Lomé comme plateforme de transit dans la sous-région ouest-africaine.
Pour les autorités, cette évolution confirme la viabilité du secteur et la pertinence des investissements engagés dans les infrastructures. L’objectif reste ambitieux : porter la capacité d’accueil de l’aéroport de Lomé à 2 millions de passagers annuels dans les prochaines années.
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Dans cette perspective, le trafic aérien togolais s’inscrit désormais dans une trajectoire plus stable, où la croissance, bien que moins rapide, gagne en régularité. Une évolution qui traduit la consolidation progressive d’un secteur stratégique pour l’économie nationale et son ouverture sur l’extérieur.

