La capitale togolaise est devenue, ce lundi 04 mai 2026, le point de convergence de l’intégration juridique africaine. Dix-sept ans après sa dernière session spéciale, l’Ohada (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires) y réunit les experts financiers des États membres. Cette rencontre prépare la réunion des ministres des Finances prévue ce vendredi pour statuer sur l’avenir économique de l’institution.
L’objectif principal de ces travaux est de garantir l’autonomie financière de l’organisation, créée il y a 33 ans. Le secrétaire permanent de l’Ohada, le professeur Mayatta N’Diaye Mbaye, a rappelé que l’absence de ressources stables freine le déploiement du potentiel de l’institution. L’enjeu est de sortir d’un modèle de financement fragile pour permettre à l’organisation d’être plus réactive et performante sur le terrain.
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Au nom du ministre des Finances et du Budget du Togo, Akou Mawussé Adetou Afidenyigba a souligné que l’Ohada est avant tout un moteur économique. En assainissant l’environnement juridique des entreprises, elle a transformé les États membres en destinations de confiance pour les investisseurs. Sa mission contribue directement à la création d’emplois et à la lutte contre la pauvreté dans l’espace communautaire.
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Le choix de Lomé pour cette session témoigne de la priorité accordée au dossier par le président du Conseil, Faure Gnassingbé. Avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD), les experts doivent formuler des recommandations concrètes pour réformer le mécanisme de financement autonome. Ces propositions seront essentielles pour donner à l’Ohada les moyens durables de son ambition juridique et économique.

