Les premières Journées du secteur privé de la santé ont été lancées le 16 avril 2026 à Lomé, à l’initiative du ministère en charge de la Santé. Au cœur des échanges, une ambition nationale : consolider la mise en œuvre de l’Assurance maladie universelle en intégrant pleinement les acteurs privés.
Placées sous le thème du rôle du secteur privé dans la promotion de l’Assurance maladie universelle, ces assises réunissent cliniques, laboratoires, investisseurs et experts autour d’un objectif commun. Panels, conférences et rencontres professionnelles rythment ces deux jours de travaux, conçus comme un espace de dialogue et de structuration du système sanitaire.
Lire aussi : Insertion professionnelle : l’alternance, une réponse au défi du sous-emploi au Togo
Pour la Plateforme du secteur privé de la santé, initiatrice de l’événement, l’enjeu dépasse la simple reconnaissance. Il s’agit d’inscrire durablement le secteur privé comme un partenaire stratégique de l’État. Son président, le Dr Koundé Innocent Kpéto, a rappelé que les capacités techniques et les infrastructures existantes constituent déjà un appui concret à l’offre de soins.
Dans un contexte de déploiement progressif de la couverture sanitaire universelle, l’implication du privé apparaît comme un levier d’efficacité. Le système de santé, confronté à des défis d’accès et de qualité, ne peut se construire sans une synergie entre les acteurs publics et privés. Cette complémentarité est désormais posée comme une nécessité.
Suivez notre chaîne WhatsApp ici
Présidant l’ouverture, le ministre Jean-Marie Tessi a souligné la portée sociale de la réforme engagée. Il a insisté sur la vocation inclusive de l’Assurance maladie universelle, présentée comme un engagement politique majeur visant à garantir un accès équitable aux soins pour tous les citoyens.
Au-delà des discours, ces journées traduisent une évolution du regard porté sur le secteur privé. Longtemps perçu comme périphérique, il s’affirme désormais comme un pilier potentiel de l’économie de la santé. Les ressources mobilisées pour la couverture sanitaire pourraient ainsi soutenir à la fois l’amélioration des soins et le développement d’un tissu économique structuré.
Lire aussi : Togo/Justice : Abdoulaye Yaya rappelle les exigences de probité aux futurs magistrats
Alors que le Togo poursuit depuis 2024 la mise en place de l’Assurance maladie universelle, ces rencontres de Lomé apparaissent comme un jalon. Elles dessinent les contours d’un système plus ouvert, fondé sur la coopération et la responsabilité partagée.

