La polémique autour de la Coupe d’Afrique des nations 2025 continue de secouer le football continental. Au Togo, le ministre des Relations avec le Parlement, Gilbert Bawara, est sorti de sa réserve pour dénoncer une situation qu’il qualifie de « moments sombres pour le football africain ».
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En cause, la décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football d’annuler la victoire du Sénégal au profit du Maroc. Une décision qui, au-delà de son fondement juridique, suscite une vive controverse et alimente un sentiment d’injustice à travers le continent.
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Dans une déclaration empreinte de gravité, le ministre met en garde contre une lecture trop rigide du droit. « Une règle ne saurait être dissociée de sa finalité », rappelle-t-il, estimant que l’application mécanique des textes ne doit pas conduire à fragiliser la cohésion populaire que le football incarne en Afrique.
Pour Gilbert Bawara, cette affaire dépasse largement le cadre sportif. Elle interroge la gouvernance des instances dirigeantes et porte atteinte à l’image du football africain. Même si une procédure est en cours devant le Tribunal arbitral du sport en Suisse, il considère que « le préjudice est déjà perceptible ».
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Face à cette crise, l’appel est de privilégier une issue équitable et restaurer la confiance. Pour le responsable togolais, l’enjeu est désormais celui de la crédibilité et de la responsabilité des institutions sportives.
Au-delà des passions qu’il suscite, le football africain se retrouve ainsi à un tournant, où chaque décision engage non seulement des équipes, mais aussi l’image d’un continent tout entier.

