Les stocks mondiaux de pétrole diminuent « à un rythme record », tandis qu’une « nouvelle disponibilité des prix semble probable » à l’approche du pic estival de la demande, a alerté mercredi l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son dernier rapport mensuel.
Selon ce rapport, le trafic des pétroliers dans le détroit d’Ormuz restant limité, les pertes cumulées d’approvisionnement des producteurs du Golfe ont dépassé un milliard de barils.
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Plus de 14 millions de barils par jour de pétrole sont désormais à l’arrêt, ce qui constitue un choc d’offre sans précédent. Dans le même temps, les stocks commerciaux et les réserves stratégiques publiques des pays consommateurs sont mobilisés pour compenser une partie des pertes. Les stocks mondiaux observés, y compris le pétrole en mer, ont diminué de 250 millions de barils en mars et avril, soit quatre millions de barils par jour.
L’AIE souligne que le secteur pétrochimique est le plus durement touché, en raison du resserrement de l’offre de matières premières. L’activité aérienne reste elle aussi nettement inférieure à la normale, ce qui contribue à atténuer une partie de la pression sur les prix du carburant aviation.
La hausse des prix, l’affaiblissement des perspectives économiques et les mesures d’économie de la demande devraient continuer à peser sur la consommation mondiale de pétrole.
Selon l’agence, la demande pourrait se renouer avec la croissance vers la fin de l’année si un accord mettait fin au conflit au Moyen-Orient et permettait une reprise progressive des flux à partir du troisième trimestre. Mais l’offre devrait se redresser plus lentement, maintenant le marché en déficit jusqu’au dernier trimestre.
Xinhua

