Par Koffi Sodokin
Professeur, Maître de Conférences à l’Université de Lomé

La manière de représenter le monde agit sur la perception que nous en avons, et par elle sur ce que nous apprenons, les territoires que nous remarquons et les possibilités économiques que nous envisageons. Le 4 septembre 2026, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté, sur proposition du Togo au nom du Groupe africain, la résolution « Correct the Map », qui encourage l’usage de projections respectant les proportions des surfaces, telle Equal Earth. Cette initiative invite à examiner le lien entre représentation et développement en suivant la chaîne qui conduit de l’information à la perception, de la perception à l’attention et à la confiance, puis de celles-ci aux décisions productives. La perception en constitue le maillon central, actif mais non déterminant, et c’est à lui que s’arrête aujourd’hui ce qui peut être établi. Si l’intérêt immédiat de la démarche est d’ordre pédagogique et diplomatique, ses retombées économiques demeurent subordonnées à des décisions concrètes, qu’il s’agisse de former, de produire des données utiles, de promouvoir des projets crédibles ou de mesurer les résultats sans confondre visibilité et prospérité.

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1. Ce que les Nations unies ont réellement changé

C’est le 4 septembre 2026 que l’Assemblée générale des Nations unies a adopté, sur proposition du Togo agissant au nom du Groupe africain, le texte Correct the Map, qui a recueilli 164 voix favorables, une voix contre et six abstentions. L’Union africaine a expressément salué le rôle moteur du Togo dans cette mobilisation internationale [1, 2].

La résolution ne vise ni à redessiner les frontières, ni à déplacer les continents, ni à modifier leur superficie ; elle encourage l’usage de projections respectant les proportions des surfaces, au premier rang desquelles Equal Earth. Non contraignante, elle n’interdit pas Mercator et ne rend pas obligatoire une carte unique pour tous les usages [3]. L’expression de « nouvelle carte du monde », pour commode qu’elle soit, demeure donc impropre, puisqu’il s’agit d’une autre traduction graphique d’un même globe.

Cette distinction n’est pas sans portée économique. Le stock de capital, les terres cultivables et les revenus des ménages demeurent en effet inchangés lorsque l’on substitue un planisphère à un autre. Un effet éventuel doit dès lors emprunter une chaîne identifiable, qui conduit d’une meilleure information à la modification des perceptions, puis aux décisions nouvelles et, en dernier ressort, aux activités productives. Chacun de ces passages mérite d’être établi plutôt que supposé.

2. Pourquoi l’Afrique semble retrouver sa taille

Toute représentation d’une surface courbe sur une feuille plane impose des déformations, de sorte qu’une projection se définit d’abord par les propriétés qu’elle choisit de préserver. Mercator conserve ainsi les angles localement et figure par des droites les trajectoires à cap constant, d’où son utilité maritime. En revanche, elle agrandit fortement les régions éloignées de l’équateur [4, 5].

Un calcul simple en rend compte. Dans la version sphérique de Mercator, dont l’échelle est exacte à l’équateur, le facteur local d’agrandissement des superficies s’écrit comme suit.

 

où la latitude mesure l’éloignement de l’équateur. Une petite surface située à soixante degrés de latitude est ainsi dessinée quatre fois plus grande qu’une surface identique placée à l’équateur. À l’équateur, ce facteur est égal à l’unité. L’agrandissement affecte l’un et l’autre hémisphère et ne constitue donc pas une propriété réservée au Nord.

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2.1. Deux projections, les mêmes territoires

Conçue en 2018 et présentée dans un article scientifique paru en volume en 2019, la projection Equal Earth conserve au contraire les rapports de superficie. Elle déforme certaines formes et ne préserve pas toutes les distances [6]. La figure 1 fait apparaître pourquoi le Groenland paraît comparable à l’Afrique sous Mercator, tandis que la figure 2, à surfaces équivalentes, restitue au continent une superficie environ quatorze fois supérieure à celle du Groenland.

Il convient de comparer les territoires à l’intérieur de chaque carte, et non de mesurer leur hauteur d’une image à l’autre. Les cartes utilisent les mêmes contours et la même couverture géographique ; aucun continent n’a été agrandi manuellement. C’est à cette précaution que tient la différence entre une comparaison cartographique et une illustration simplement persuasive.

FIGURE 1. Mercator : l’Afrique en aplat, le Groenland en hachures. Les angles locaux sont conservés ; les superficies sont déformées. Même fenêtre géographique : 60° Sud à 84° Nord, toutes les longitudes, sans l’Antarctique. Dans ces contours simplifiés, le rapport des aires dessinées Afrique/Groenland est d’environ 0,92. Ces calculs pédagogiques ne sont pas des mesures cadastrales ; les formes ne sont pas étirées pour remplir le cadre. Sources : Natural Earth ; projection WGS84, EPSG:3395, calculs avec PROJ [7, 5].

FIGURE 2. Equal Earth : l’Afrique en aplat, le Groenland en hachures. Les rapports de superficie sont conservés ; certaines formes changent. Même fenêtre géographique que la figure 1. Dans ces contours simplifiés, le rapport des aires dessinées Afrique/Groenland est d’environ 13,57. Ces calculs pédagogiques ne sont pas des mesures cadastrales ; les formes ne sont pas étirées pour remplir le cadre. Sources : Natural Earth ; projection WGS84, EPSG:8857, calculs avec PROJ [7, 5].3. Le maillon perceptif, ou ce qu’une image plus juste modifie réellement

3. Le maillon perceptif, ou ce qu’une image plus juste modifie réellement

L’intuition est séduisante, selon laquelle un continent visuellement minoré risquerait d’être moins considéré. Une intuition ne suffit pourtant pas à établir une relation économique. Le maillon perceptif est en effet alimenté par bien d’autres sources que la carte, à savoir l’école, les médias, les voyages et les expériences personnelles.

Lapon, Ooms et De Maeyer ont étudié les estimations de superficies de plus de cent trente mille participants. Leur recherche constate des différences selon les projections, sans montrer que la carte mentale des individus reproduit simplement une projection particulière [8]. Ce résultat invite à tenir la perception pour un maillon actif sans la croire déterminée par la seule projection.

L’enjeu éducatif excède donc le simple remplacement d’une affiche, puisqu’il porte sur la formation même des représentations, une carte devant permettre d’expliquer conjointement superficies, populations, revenus, climats et réseaux de transport. Une Afrique mieux représentée n’en demeure pas moins hétérogène sur le plan économique, deux territoires de dimensions comparables pouvant présenter des marchés, des infrastructures et des capacités productives profondément différents.

La réforme gagnerait ainsi à être conduite comme un exercice d’esprit critique, seul moyen d’agir sur la perception sans lui substituer une autre illusion. Pourquoi cette projection ? Pour quelle question ? Quelle information manque ? Apprendre à lire une carte, c’est aussi comprendre qu’un indicateur ne décrit jamais toute une société. Ce bénéfice pédagogique possède une valeur propre, même lorsqu’aucun supplément de croissance n’est immédiatement mesurable.

4. De la perception à l’attention, une économie de la prospection

Le passage de la perception à la décision emprunte d’abord l’attention, aucune entreprise ne pouvant examiner l’ensemble des marchés possibles. Une représentation renouvelée, accompagnée d’informations fiables, pourrait l’inciter à étudier un pays jusque-là négligé. L’effet porterait alors sur la recherche d’information et la prospection, et non sur l’ouverture immédiate d’une usine.

La littérature économique a établi que les perceptions interviennent effectivement dans les échanges. Guiso, Sapienza et Zingales montrent, sur des relations entre pays européens, que la confiance bilatérale contribue à expliquer le commerce et les investissements internationaux [9]. Leur étude ne mesure toutefois aucun effet de Mercator, d’Equal Earth ou de la réforme africaine. Elle établit la plausibilité du maillon perceptif, non l’existence d’un dividende cartographique.

Lire aussi : L’Union africaine salue l’adoption de la résolution « Correct the Map » portée par le Togo

Un second canal, perceptif lui aussi, intéresserait le tourisme et les industries culturelles. Des supports mieux conçus peuvent aider à présenter des destinations distinctes, plutôt qu’un continent indifférencié. Mais une plus grande superficie perçue peut aussi évoquer des déplacements plus longs. Les effets dépendraient donc des informations sur les liaisons, les prix, la sécurité et les services disponibles.

Enfin, la mise à jour des supports pourrait susciter une demande de cartographes, d’éditeurs et de spécialistes des données. La valeur ajoutée resterait cependant faible si les pays importaient intégralement ces prestations. Former localement et autoriser la réutilisation des contenus ouvrirait une perspective plus durable que la multiplication d’achats ponctuels.

Il importe également de distinguer la création d’activité de son simple déplacement. Si une destination africaine devient plus visible et attire des visiteurs auparavant dirigés vers une autre, le pays bénéficiaire peut gagner sans que le tourisme continental augmente. À l’inverse, une information nouvelle peut susciter un voyage qui n’aurait pas eu lieu. Ces deux situations produisent des bénéfices différents et nécessitent des mesures distinctes.

L’effet serait probablement hétérogène. Là où la contrainte d’information est forte (peu de données publiques, peu de représentations commerciales), les territoires les moins connus auraient le plus à gagner d’une meilleure présentation. Mais ceux qui disposent déjà de services commerciaux performants pourraient mieux convertir cette attention en contrats. La réforme n’est donc pas, à elle seule, un mécanisme de redistribution entre économies africaines.

Dans tous les cas, kilomètres carrés et débouchés commerciaux ne sont pas synonymes. La taille économique d’un marché dépend des revenus, de la demande accessible et des coûts nécessaires pour servir les clients. Une représentation fidèle améliore le diagnostic sans lever aucune de ces contraintes, ce qui borne le rendement économique du maillon perceptif.

5. Pour le Togo, convertir la reconnaissance en compétences

Le Togo bénéficie d’un avantage particulier, puisque son rôle de promoteur est officiellement reconnu [2]. Cette visibilité peut faciliter des échanges universitaires, des rencontres professionnelles et des partenariats techniques. Elle ne certifie toutefois ni la rentabilité de chaque projet national ni la qualité générale du climat des affaires.

Pour ce pays proche de l’équateur, l’avantage attendu tient donc davantage au leadership diplomatique qu’à une modification spectaculaire de son apparence sur la carte.
Une voie concrète serait d’associer cette reconnaissance au développement des métiers géographiques, comme la formation universitaire, la cartographie scolaire, les systèmes d’information géographique et l’analyse territoriale. Plutôt que créer une institution coûteuse, le pays pourrait commencer par renforcer les équipes existantes et financer des applications répondant à une demande vérifiable.
Ces applications pourraient servir à localiser les besoins scolaires, suivre les risques d’inondation ou mesurer l’accès aux marchés agricoles. Le cadre intégré d’information géospatiale des Nations unies insiste précisément sur les compétences, la coopération institutionnelle et l’utilisation des données dans la décision publique [10]. Il s’agit d’une politique de connaissance, distincte du choix d’un planisphère.
Le Togo dispose d’ailleurs d’une expérience instructive. Aiken et ses coauteurs ont étudié l’utilisation de données téléphoniques et d’apprentissage automatique pour cibler l’aide du programme Novissi. Leur dispositif mobilisait également des estimations territoriales de richesse issues d’images satellitaires. Les performances variaient selon les méthodes de comparaison ; les nouveaux outils pouvaient améliorer certains ciblages réalisables sans remplacer toute information sociale [11].

FIGURE 3. Le Togo dans son voisinage. Carte de localisation simplifiée, projection UTM 31 Nord (WGS84). La position de Lomé est indicative ; la carte ne décrit ni les flux commerciaux ni les infrastructures. Source : Natural Earth [7].

La leçon est précise. Des données reliées à une décision peuvent améliorer l’action publique. Mais ces résultats antérieurs ne constituent pas une retombée de la résolution de 2026. Le lien proposé est stratégique et consiste à utiliser l’attention suscitée par la cartographie pour renforcer des capacités utiles.

Une première étape pourrait réunir enseignants, chercheurs et petites entreprises autour de supports scolaires ouverts et de formations courtes. Une deuxième sélectionnerait quelques besoins territoriaux précis, avec utilisateurs identifiés et budgets publiés. Une troisième évaluerait les services effectivement rendus avant toute extension. Cette progression limiterait le risque de financer une vitrine sans clientèle ni débouchés professionnels.

La coopération régionale serait essentielle. Des outils compatibles entre administrations et partenaires peuvent être plus utiles que des plateformes nationales isolées. Le Togo pourrait promouvoir des échanges de compétences et des prestations partagées, en s’appuyant sur la reconnaissance obtenue. Ce positionnement resterait une proposition de politique publique, car la résolution ne lui attribue aucun monopole sur la production ou la commercialisation des nouvelles cartes.

La figure 3 replace aussi le pays dans son environnement régional. Elle rappelle que la valorisation économique de sa position dépend de connexions effectives, de services fiables et de projets documentés. La notoriété peut ouvrir une conversation avec un partenaire ; seules des réalisations convaincantes peuvent la transformer en relation durable.

6. Des coûts réels et des bénéfices à partager

Une réforme symboliquement attractive n’échappe pas aux arbitrages budgétaires. Réviser les manuels, former les enseignants, organiser des rencontres et maintenir des bases de données mobilise de l’argent et du temps. Ces ressources ont d’autres usages possibles.

Pour le Togo, la Banque mondiale souligne l’importance de restaurer les marges budgétaires tout en préservant les investissements productifs et le capital humain [12]. Une transition intégrée au renouvellement normal des supports paraît donc préférable à leur remplacement précipité. Les dépenses devraient financer prioritairement des apprentissages et des services réutilisables.

La répartition des gains importe également. Une commande publique peut créer des revenus pour un fournisseur sans produire un bénéfice collectif supérieur à son coût. Les emplois annoncés doivent être distingués des emplois réellement supplémentaires. Et un pays peut supporter des dépenses diplomatiques dont les avantages sont diffusés à tout le continent.

Enfin, développer les données géographiques exige de protéger les personnes. Localiser finement des ménages ne doit pas conduire à exposer leurs informations sensibles. Les capacités techniques doivent donc progresser avec la qualité des règles d’accès, la transparence des usages et les mécanismes de recours. Une meilleure carte ne justifie pas une surveillance accrue.

Ces arbitrages appellent enfin un suivi public de la dépense. Pour chaque poste, il faudrait préciser le problème traité, les bénéficiaires attendus et les résultats observables, puis rapprocher le coût des formations des compétences réellement utilisées, et celui des outils de leur fréquentation et de leur maintenance. Les annonces de conventions ne sont pas des investissements réalisés. Publier aussi les résultats décevants est la condition de la crédibilité du projet, non un exercice de communication.

7. Comment savoir si la réforme porte ses fruits ?

Les sources examinées ne permettent de chiffrer aucun gain de produit intérieur brut attribuable au changement de projection. La seule évaluation crédible suit donc les quatre maillons de la chaîne, un par un, en commençant par les résultats les plus proches de l’intervention, soit la compréhension des superficies, la qualité des enseignements, l’utilisation des ressources et les compétences acquises. Ces mesures relèvent des deux premiers maillons, l’information et la perception. Viendraient ensuite celui de la décision, avec les demandes d’information reçues et les partenariats effectivement engagés, puis celui de la production, avec les prestations facturées par des entreprises locales et emplois qualifiés occupés.

Une expérience pourrait présenter, par tirage au sort, Mercator ou Equal Earth à deux populations distinctes, des élèves du secondaire et des cadres d’entreprises exportatrices, tout en faisant varier séparément l’information sur le rôle du Togo. Elle distinguerait ainsi l’effet de la projection de celui de la reconnaissance diplomatique, tout en restant bornée au maillon perception, car, comme le rappellent Lapon, Ooms et De Maeyer, une projection ne détermine pas à elle seule la carte mentale d’un individu. Mesurer des démarches concrètes telles qu’une demande de documentation, une inscription à une formation ou une prise de contact commercial serait plus instructif que recueillir des impressions favorables.

Conclusion : rendre le continent visible

La réforme cartographique ne transforme pas directement l’économie africaine. Elle corrige une représentation des superficies et permet de mieux enseigner et de mieux coopérer. Pour le Togo, son intérêt économique dépendra de la conversion de la reconnaissance diplomatique en compétences, données et services utiles. Reconnaître cette réussite n’exige pas de promettre une croissance spectaculaire, car la chaîne qui relie une projection à un emploi compte quatre maillons dont seuls les deux premiers sont aujourd’hui engagés. Le véritable enjeu est désormais de faire correspondre la justesse des images à la qualité des décisions, en représentant l’Afrique à sa juste échelle, puis en donnant davantage de moyens à ceux qui la font vivre.

Lire aussi : « Correct the Map » : la France soutient la résolution portée par le Togo aux Nations unies

Références et sources cartographiques
[1] Nations unies. General Assembly : 114th Plenary Meeting, 80th Session. Séance consacrée notamment au projet A/80/L.104, « Correct the Map » ; résultat du vote à 32 min 44 s. La cote indiquée est celle du projet soumis au vote. 4 sept. 2026. Source en ligne
[2] Union africaine. Communiqué of the Chairperson of the African Union Commission on the Adoption of the « Correct The Map » Resolution. 4 sept. 2026. Source en ligne
[3] Reuters. UN Approves Resolution in Support of Map That Shows Africa’s True Size. 4 sept. 2026. Source en ligne
[4] J. P. Snyder. Map Projections : A Working Manual. Professional Paper 1395. U.S. Geological Survey, 1987. doi : 10.3133/pp1395.
[5] PROJ contributors. Mercator ; Equal Earth. Documentation des projections : formes sphériques et ellipsoïdales. Voir aussi la page « Equal Earth » dans la même documentation. 2026. Source en ligne
[6] B. Šavrič, T. Patterson et B. Jenny. « The Equal Earth Map Projection ». In : International Journal of Geographical Information Science 33.3 (2019). Première publication en ligne en 2018, p. 454-465. doi : 10.1080/13658816.2018.1504949.
[7] Natural Earth. Admin 0 – Countries, échelle 1 : 110 millions. Données du domaine public. Figures réalisées avec la copie simplifiée « naturalearth_lowres » distribuée dans les fichiers de test de Pyogrio ; contours et provenance archivés avec les sources de l’article. Ce fond n’est pas une carte politique actualisée. Source en ligne
[8] L. Lapon, K. Ooms et P. De Maeyer. « The Influence of Map Projections on People’s Global-Scale Cognitive Map : A Worldwide Study ». In : ISPRS International Journal of Geo-Information 9.4, 196 (2020). doi : 10.3390/ijgi9040196.
[9] L. Guiso, P. Sapienza et L. Zingales. « Cultural Biases in Economic Exchange? » In : The Quarterly Journal of Economics 124.3 (2009), p. 1095-1131. doi : 10.1162/qjec.2009.124.3.1095.
[10] Nations unies et Banque mondiale. Integrated Geospatial Information Framework. Part 1 : Overarching Strategic Framework. UN-GGIM, 24 juill. 2018. Source en ligne Consulté le 08/09/2026.
[11] E. Aiken, S. Bellue, D. Karlan, C. Udry et J. E. Blumenstock. « Machine Learning and Phone Data Can Improve Targeting of Humanitarian Aid ». In : Nature 603 (2022), p. 864-870. doi : 10.1038/s41586-022-04484-9.
[12] Banque mondiale. Togo Economic Update : Boosting Growth and Restoring Fiscal Space in Uncertain Times. 1er sept. 2025. Source en ligne

 

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