Selon la GSMA, l’Afrique entre dans une nouvelle phase de sa transformation numérique, où l’enjeu n’est plus seulement d’étendre les réseaux, mais aussi d’en accélérer l’adoption et les usages.
Les technologies et services mobiles ont contribué à hauteur de 240 milliards de dollars à l’économie africaine en 2025, soit 7,8 pour cent du PIB du continent, selon le rapport 2026 de la GSMA (Global System for Mobile Communications Association).
Suivez notre chaîne WhatsApp ici
Intitulé The Mobile Economy Africa 2026, le document prévoit que cette contribution atteindra 290 milliards de dollars d’ici 2030. Pour accompagner cette croissance, les opérateurs mobiles devraient investir plus de 76 milliards de dollars dans les infrastructures de réseau entre 2024 et 2030.
Environ 13 millions d’emplois et généré 45 milliards de dollars de recettes publiques
Le secteur a également soutenu environ 13 millions d’emplois et généré 45 milliards de dollars de recettes publiques en 2025. Ces chiffres illustrent le rôle croissant de la connectivité mobile dans la croissance économique, l’innovation et la transformation numérique du continent.
Partout en Afrique, les opérateurs évoluent au-delà de leur rôle traditionnel de fournisseurs de connectivité pour devenir des partenaires de la transformation numérique, en déployant l’intelligence artificielle, en élargissant les services numériques et en ouvrant les capacités des réseaux aux développeurs, souligne le rapport. Selon les recherches de GSMA Intelligence, 79 pour cent des opérateurs en Afrique identifient le rôle de partenaire de transformation numérique comme un objectif prioritaire pour leurs activités auprès des entreprises.
Malgré ces progrès, l’Afrique fait face à un défi davantage lié à l’adoption qu’à la couverture. Selon la GSMA, 63 pour cent des Africains vivent dans une zone couverte par le haut débit mobile sans utiliser l’internet mobile, tandis que seulement 9 pour cent de la population reste hors de portée de cette couverture.
Lire aussi : Paiements numériques : la BCEAO fixe un ultimatum pour l’interopérabilité
Le coût des appareils et des services, combiné à un déficit de compétences numériques, continue de freiner l’adoption de l’internet mobile en Afrique. Le rapport préconise de baisser le coût des appareils, de développer les compétences numériques et de favoriser un écosystème numérique plus inclusif.
dpa

