Mieux comprendre l’énergie nucléaire pour mieux informer les populations. C’est l’objectif d’un séminaire organisé mardi à Lomé par le ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, en prélude au Nuclear Energy Innovation Summit for Africa (NEISA), prévu au Togo en juin 2027. La rencontre vise à donner aux professionnels des médias les clés nécessaires pour traiter cette technologie avec rigueur et pédagogie.
Les échanges ont porté sur les fondamentaux du nucléaire, ses perspectives en Afrique, ses avantages, ses risques et les idées reçues qui l’entourent. Cette formation entend renforcer les capacités des journalistes à expliquer les enjeux d’une éventuelle orientation vers le nucléaire civil et à éclairer les citoyens sur ses implications économiques, techniques et sécuritaires.

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Présent à l’ouverture, Lassina Zerbo, expert du nucléaire et ancien Premier ministre du Burkina Faso, a rappelé le rôle de l’énergie dans le développement économique. Il a évoqué l’intérêt croissant de plusieurs pays africains pour cette technologie, notamment les unités flottantes de production nucléaire. Leur faisabilité nécessite toutefois des évaluations techniques, économiques et réglementaires approfondies.
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Le ministre a également insisté sur la nécessité d’une alimentation électrique régulière pour soutenir les ménages, les entreprises et les industries. Contrairement au solaire et à l’éolien, dont la production dépend des conditions météorologiques, le nucléaire permet une production pilotable, susceptible de contribuer à la stabilité du réseau électrique.

Les journalistes présents
En préparant les journalistes à aborder ces questions, le séminaire favorise une information accessible, équilibrée et documentée. Les médias pourront ainsi aider les citoyens à distinguer les faits des idées reçues et à participer au débat public en connaissance de cause.
Prévu en juin 2027, le NEISA offrira un cadre de discussion sur les innovations nucléaires et la sécurité énergétique en Afrique. D’ici là, la transparence, l’expertise et l’information du public restent essentielles à un débat responsable sur les choix énergétiques du Togo.

