Au Togo, près de 3 000 cas de morsures de serpent sont enregistrés chaque année en moyenne. Le phénomène demeure un enjeu de santé publique, avec des conséquences parfois graves pour les victimes. Les chiffres ont été présentés, le mercredi 23 septembre à l’occasion d’une rencontre avec les médias.
Entre 2020 et 2025, le pays a recensé 17 942 cas de morsures de serpent, ayant entraîné 268 décès. Sur la même période, 27 366 sérums antivenimeux ont été administrés pour traiter les victimes d’envenimation.
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Pour faciliter l’accès aux soins, l’État subventionne le sérum antivenimeux. Son prix est fixé à 15 000 francs CFA pour les patients, contre 45 000 francs CFA hors subvention. Malgré ce dispositif, plusieurs difficultés persistent, notamment l’accès aux sérums, la formation des professionnels de santé et la sensibilisation des populations.
Le secrétaire général du ministère chargé de la Santé, Kokou Wotobé, rappelle qu’une morsure de serpent constitue une urgence médicale. Les victimes doivent être conduites sans délai vers la formation sanitaire la plus proche. Les scarifications, les garrots ou l’application de produits sur la plaie sont déconseillés.
La prévention reste également essentielle, particulièrement dans les zones rurales et agricoles. Le coordonnateur national du Programme de lutte contre les maladies tropicales négligées, Gnossiké Piham, recommande notamment le port de bottes pendant les travaux champêtres.
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Célébrée chaque 19 septembre, la Journée internationale de sensibilisation aux morsures de serpents vise à renforcer l’information sur les risques et les moyens de prévention. L’édition 2026 est placée sous le thème : « Les incapacités dues aux envenimations par morsures de serpents ». La sensibilisation doit contribuer à réduire les complications liées aux morsures et à favoriser une prise en charge rapide des victimes.
Dans cette démarche, l’information communautaire demeure essentielle pour réduire les retards de prise en charge et prévenir les complications.

