Le gouvernement togolais tape du poing sur la table concernant la gestion financière des collectivités locales. Par le biais d’une circulaire conjointe datée du 04 juin, le ministre de l’Économie et du Budget, Georges Essowè Barcola, et son homologue de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, Hodabalo Awaté, ont instauré un cadre réglementaire contraignant.
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Les communes et les conseils régionaux du pays sont désormais astreints à un agenda rigoureux pour le versement des traitements salariaux et l’apurement des cotisations sociales de leurs agents.
Cette décision fait suite à un audit national ayant révélé de graves anomalies dans la gestion des ressources humaines territoriales. Les inspecteurs de l’État ont constaté des retards chroniques dans le paiement des émoluments et des versements dus à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Ces manquements exposent les municipalités à des redressements financiers et à de lourdes pénalités qui grèvent les fonds alloués aux investissements publics. De plus, ces négligences pénalisent directement les employés en bloquant leurs droits aux allocations familiales, à la couverture des risques professionnels et aux prestations de l’Assurance maladie universelle (AMU).
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Pour redresser la barre, l’exécutif fixe une feuille de route chronologique indiscutable aux ordonnateurs locaux. Les maires et les présidents de régions ont l’obligation de soumettre les mandats de paye aux contrôleurs financiers au plus tard le 05 de chaque mois. Après validation, ces dossiers administratifs doivent impérativement être transmis aux receveurs des collectivités avant le 15 du mois. Enfin, ces derniers devront acheminer les chèques et les bordereaux réglementaires à la Direction des opérations bancaires avant le 20 du mois, afin de garantir la transparence des flux de trésorerie.

